lundi 30 juin 2014




Dernière lettre de l’alphabet, dernier article pour ce ChallengeAZ 2014.

La Zizanie - Uderzo et Goscinny - Dargaud@
Pour terminer cette aventure littéraire (enfin c’est un bien grand mot dans mon cas) et généalogique, je voulais aborder un point angoissant pour tout généalogiste : l’erreur dans son fichier.

samedi 28 juin 2014


XY, un chromosome X qui a perdu sa patte et devient Y et qui fait que l'homme est l'homme et non une femme. 
Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans un long discours sexiste, ni sur une grande analyse scientifique, mais juste faire un retour sur ma vision de l'ADN rapportée à la généalogie. 
Structure of DNA by Zephyris - Share Alike

En tant que scientifique et cartésien , je n'ai aucun doute sur l'utilité que peut avoir une analyse chromosomique pour lancer des recherches plus lointaines sur nos origines. 

MAIS, j'ai un grand MAIS à émettre.  

Pas pour rappeler qu'il y a une réalité toute bête dans notre pays: il est illégal pour un particulier d'effectuer une recherche d'ADN. 

Pas pour rappeler non plus qu'il ne m'apparaît pas comme la meilleure des idées de fournir à une société privée américaine l'ensemble de mon patrimoine génétique. 
Il ne tardera peut-être pas tellement le temps où ces mêmes sociétés vendront à des compagnies d'assurance, les fichiers de ceux qui, chromosiquement parlant auront plus de chance de développer telle ou telle maladie. 

Mais je me pose la question de savoir ce que feront les généalogistes qui découvriront par ce biais là qu'ils ne sont pas issus de la branche qu'ils étudient ? 
N'y a-t-il pas un risque que quelques généalogistes découvrent par cette analyse que la branche paternelle dont ils croyaient descendre est tout simplement fausse parce que l'un des hommes de sa lignée agnatique n'est tout simplement pas le père de celui qui est reconnu comme son fils ?  

Si demain je découvrais que mon analyse ADN me renvoie du coté de la Pologne, de la Russie ou de l'autre côté de l'océan, quelle serait ma réaction ? 

A contrario, et quand je lis le retour de certains blogueurs, j'ai du mal à voir ce que cela va m'apporter. Je vais découvrir que j'ai un peu de sang venu de Grande-Bretagne et de là d'un peu plus haut chez les Vikings ? Je n'ai pas besoin de payer pour m'en douter au vu de mes origines. 

Dis autrement, la petite incertitude rapportée par nos recherches et pour lesquelles, il y a toujours le petite doute sur la réalité, et bien cette petite incertitude me rassure. 
Alors que la froide analyse ADN a tendance à m'inquiéter. 

Drôle de paradoxe que voila. Un scientifique inquiet d'une analyse technique mais rassuré par les registres.  


A moins que cela ne veuille tout simplement dire que je ne suis pas QU'UN scientifique, mais aussi un homme (pour faire la boucle avec le titre de cet article) avec ses incertitudes, ses doutes et qui finalement aime vivre avec.

vendredi 27 juin 2014


Il y a une quinzaine de jours, à l'occasion de la lettre K, je vous parlais des kangourous qui peuplent la forêt domaniale de Rambouillet.

Si vous ne l'avez pas encore lu, cela se passe ici : K comme Kangourou.


Maintenant que le challenge AZ s'achève pour cette année 2013, je peux vous avouer une petite entourloupe de ma part.
Les kangourous de la forêt de Rambouillet ne sont pas des kangourous. Il s'agit en réalité de wallaby, appelé Wallaby de Bennet.

Wallaby de Bennett - Wikimedia Commons

Les Wallaby sont plus petits que des kangourous. En Australie, ils vivent dans la zone océanique, ce qui explique qu'ils arrivent à s'acclimater dans nos régions européennes.

J'espère que vous me pardonnerez ce petit tour de passe-passe qui m'aura permis de m'affranchir des lettres K et W.


Plus d'info sur le wallaby : Wallaby sur Wikipedia


jeudi 26 juin 2014


Avec un blog dont le titre comporte Arverne, il aurait été sacrilège de ne pas évoquer les volcans, qui façonnent le paysage de l'Auvergne, et notamment du Puy de Dôme, berceau de ma lignée agnatique.

Archives Personnelles
N'ayant jamais passé de vacances en Auvergne, je n'ai pas vraiment de souvenirs associés aux montagnes du Massif Central.

J'ai juste une anecdote en tête concernant mes arrières-grands-parents paternels, Antoine BOGROS et Antoinette (dite Anne) MESTAS.

Ils se sont rencontrés au Mont-Dore où lui travaillait à la construction du chemin de fer, et elle dans l'hôtellerie.
Durant la première Guerre Mondiale, Antoine est sur le front de la Marne. Antoinette vit seule avec ses 5 enfants. Le dernier, Jean, né le 4 Novembre 1914. L'ainée, Anna, a seulement 8 ans.

Lors des hivers (particulièrement rugueux en 1916 et 1917), il n'était pas possible de sortir de la maison. Antoinette était donc contrainte de "chasser" depuis la fenêtre du 1er étage de la maison. Les conditions étaient précaires. Et cela se passait il y a tout juste un siècle.


mercredi 25 juin 2014


Pas facile cette lettre U. J'ai bien une Ursule et une Urbine dans mon arbre. Mais Ursule n'est qu'une témoin à un mariage. Et Urbine, Sosa 1303 de mes enfants, se trouve dans une branche encore trop peu analysée pour en faire un article.

Alors, après avoir écrit un petit mot sur mes gens de terre, je vais parler très rapidement de l'urbanisation vécue au 20ème siècle et de l'impact sur mes ancêtres.

Comme je l'ai écrit hier, mes ancêtres sont tous extrêmement sédentaires comme en atteste la carte des Sosas de mes garçons.

Répartition des Sosas de mon arbre sur la France - Cartographie Geneanet©

Quelques événements dispersés: un décès au Havre (un travailleur saisonnier), un décès pendant la 1ère GM, une naissance près d'Angers.
Deux énormes zones sur l'Auvergne (25%) et la Bretagne (75%) et quelques événements en Région Parisienne. Tous au 20ème siècle.

J'ai déjà eu l'occasion de relater la découverte de mon premier mariage hors Bretagne-Auvergne pour mes arrières grands-parents Jean-Marie LE BINIGUER et Marie Catherine THORAVAL dans l'article "Mais que sont ils donc partis faire à Paris ?"

Mais ce couple est rapidement retourné en Bretagne, ce mariage ayant été fait selon toute vraisemblance dans l'urgence de la naissance proche de leur premier enfant.

Il faudra attendre 1935 pour qu'un nouvel événement intervienne en région parisienne: le mariage des grands-parents paternels de mon épouse: Yves Marie ANDRE et Marie Julienne LE LAY.
D'abord ouvrier agricole, Yves Marie devra quitter la Bretagne pour l'Essonne. Tout comme Marie Julienne qu'il épousera à Vauhallan.
Yves Marie sera ensuite embauché à la SNCF et le couple s'implantera dans l'Ouest Parisien, même si mon beau-père naitra dans le lit de sa grand-mère en Bretagne un an après le mariage de ses parents.

Les 4 grands-parents de mes garçons se sont rencontrés en Ile de France (mes propres parents rejoignant la région parisienne pour le travail), tout comme mon épouse et moi-même. Ceci explique le petit foyer autour de Paris qui commence à pousser.

Qui pourra dire dans 4 ou 5 générations où se trouveront les nouveaux foyers d'événements ? Il y a de fortes chances qu'il faudra probablement élargir la carte au niveau européen et mondial.


mardi 24 juin 2014


Un point m'a toujours étonné, au moins dans les premiers mois de recherches généalogiques, c'est que parmi tous mes bretons, je n'ai pas trouvé de marins.

Pourtant, la plupart de mes ancêtres, et ceux de mon épouse, en Bretagne, résidaient à moins de 50 km des côtes bretonnes. Pas un seul Sosa parti en mer vers de lointaines contrées, ou ayant embrassé la vie de pécheur. Des terriens, des terriens, toujours des terriens.

Il suffit que je jette un œil au dictionnaire des professions d'Heredis pour m'apercevoir que les professions les plus utilisées sont les suivantes:

Laboureur, Agriculteur, Cultivateur, Journalier

Et vous imaginez bien que parmi mes ancêtres auvergnats, le constat est sensiblement le même. Les alliances entre époux étant plus généralement le fruit de recherches d'accroissement des terres, plutôt que celui d'un amour passionné entre les futurs mariés.

Pour compléter mes recherches et m'ouvrir de nouvelles pistes, j'ai décidé d'acheter l'un des derniers ouvrages de Marie-Odile MERGNAC, nommé tout simplement "Ancêtres Paysans" aux éditions Archives & Culture.

J'avais eu le plaisir de suivre l'une de ses interventions lors des Généalogiques 2013 sur le thème du Cadastre.

Il vous suffit de taper son nom dans votre butineur Internet préféré, et vous verrez immédiatement une myriade d'ouvrage concernant notre passion apparaitre.


J'espère y trouver quelques pistes de recherche intéressantes sur des source que l'on n'a pas forcément l'habitude de creuser.

Si l'un de vous l'a déjà acheté, vous pourrez peut-être nous faire un petit retour rapide en commentaires.


lundi 23 juin 2014


Lors des Généalogiques 2013, j'ai eu le plaisir de suivre une intervention de Sylvie LABANSAT sur le thème : "Ecrire l'histoire de vie".
Au cours de cette présentation, Sylvie expliquait à quel point la mémoire humaine était extraordinaire avec sa capacité à ressortir le moindre souvenir des dizaines d'années après l'événement.
Souvenir dont il fallait aussi absolument se méfier, car la mémoire humaine est aussi fortement sélective, en choisissant de retenir telle ou telle information, voire d'en modifier le contenu.

Je souhaite ici vous parler d'un couple de Sosa de ma généalogie, Maurice LE BIVIC et Jeanne GRIMAULT, qui se sont unis à Pont-Melvez en 1734.
Source très intéressante concernant ce couple, une dispense de consanguinité au quart degré datée de la même année. Je vous en livre ci-dessous la transcription:

"L'an 1734, le 23ème jour de juillet par devans nous Yves LE BEAUDOUR (?), docteur en théologie et officier de Treguier, commissaire apostolique, se sont présentés Maurice LE BIVIC et Janne GRIMAULT, porteur d'une bulle de dispense d'empéchement de mariage au quart degré de consanguinité vis à vis accordé par notre saint père le Pape Clément Douze expédié ... majeure de ... aux Ides du mois de Juin dernier l'an quatriéme du pontificat de notre Saint Père, par laquelle bulle sa Sainteté nous donne commission d'informer de la dispense d'empéchement ... contenu en la supplique et si par l'information déposé se trouve....

En l'endrois se sont volontairement présenté Jacques ALLAIN, agé de quarante six ans et Guillaume GUEGAN, agé de vingt et un ans, marchands ménagers demeurant séparément (?) en la paroisse de Pont Melvez témoins jurés par ? la main levée de dire vérité déposent unanimement François LE BIVIC et Janne GRIMAULT  et estre certains ? sous parenté du quart degré de consanguinité vis à vis parestre le dis Maurice LE BIVIC, fils de Mathieu et d'Anne THOS, Mathieu fils de Jacques LE BIVIC et de Marie LE MAGOAROU, Marie fille de Mathieu LE MAGOAROU et de Magedelenne LE DEMOR, Mathieu, fils de Jacques LE MAGOAROU
et la dite Janne GRIMAULT, par estre fille de René Jan GRIMAULT et d'Anne LE HENAFF, René Jan fils de Jacques GRIMAULT et de Marie GUEGAN, Marie, fille d'Yves GUEGAN et de Janne LE MAGOAROU, Janne fille de Jacques LE MAGOAROU qui soeur estois de Mathieu et qu'ils affirment véritable et ons signé
"

Document très intéressant pour le généalogiste puisque sur un même document, nous y trouvons 4 générations d'individus.
On découvre ainsi la relation entre Mathieu (père de Maurice, l'époux) et Magedelenne LE DEMOR qui est donc sa grand-mère maternelle. Notez bien ce point qui va nous intéresser plus tard.

Mathieu (ou Mathias) LE BIVIC est né le 20 Octobre 1680, toujours à Pont-Melvez, du couple Jacques LE BIVIC et Marie LE MAGOAROU.

Naissance Mathias LE BIVIC - AD22 - 1E dépôt 161

Sur un prisage daté de 1663, on trouve la descendance de Pierre LE BIVIC, notamment avec sa seconde épouse, Magdeleine LE DEMOR, et d'où son fils Jacques.

Magdeleine LE DEMOR décède à Pont-Melvez en 1671. Y est témoin son fils Jacques.

Si vous me suivez bien, cette Magdeleine LE DEMOR est donc la mère du père de Mathias/Mathieu: en résumé sa grand-mère paternelle.

Je me retrouve alors avec deux Magdelaine LE DEMOR, qui serait à la fois la grand-mère maternelle et paternelle du même Mathias.

Trois options s'offrent à nous:
- Une homonymie
- Un implexe
- Une troisième possibilité

Évacuons tout de suite la première option. Je dispose du gedcom de la commune de Pont-Melvez, le patronyme LE DEMOR (LE DEMOUR) n'y est cité qu'une fois pour Magdeleine. Les bases des cercles généalogiques locaux n'apportent aucune autre information sur Pont-Melvez et les communes limitrophes. La chance de tomber sur deux Magdeleine LE DEMOR, à la même période, mariées à deux hommes dont les enfants se marieront semble très faible.

Un implexe ? Cela voudrait dire que Magdeleine aurait épousé successivement Pierre LE BEVIC et Mathieu LE MAGOAROU. Je n'ai trouvé nulle trace du mariage entre Magdeleine et Mathieu LE MAGOAROU. La seule information de cette union est donnée par la dispense.

Nous reste donc la troisième option: l'erreur humaine qui va faire écho à mon introduction.

La dispense date de 1734.
Magdeleine LE DEMOR est décédée 63 ans avant en 1671.
Mathias LE BIVIC est décédé lui en 1726, 8 ans avant l'union de son fils.

Maurice n'a donc pu faire appel qu'à sa mémoire et celle de ses témoins. Preuve bien faible et qui ne semble pas résister au croisement d'autre source. Magdeleine LE DEMOR est bien son arrière grand-mère, mais pas par la branche qu'il aura décrite.

Je tiens à grandement remercier Loic CHERMAT (je l'ai déjà fait sur d'autres billets) qui a soulevé ce lièvre sur une liste Yahoo. Car, comme d'autres généalogistes partageant ce couple, j'avais repris in extenso cette ascendance.

Une preuve est nouvelle fois donnée qu'il faut toujours (si l'on en a la possibilité) croiser ses sources car la mémoire des hommes est malheureusement trompeuse.



samedi 21 juin 2014


Je m'étais dit au départ de la préparation de ce Challenge que je ne jouerais pas trop la facilité en ressortant d'anciens articles.
Non que je ne pense que cela soit tomber dans la facilité, mais tout simplement en raison du fait que de la courte existence de ce blog, je n'ai pas forcément beaucoup de matière à remettre en avant.

Je vais pourtant le faire pour cette lettre puisqu'à la fin du mois de Février et au retour des envoyés spéciaux de la Revue Française de Généalogie, j'avais commis un billet un peu enflammé pour réclamer une telle manifestation en France.

Pour reprendre connaissance de cet article, vous pouvez suivre ce lien.

Quatre mois sont passés et je reste persuadé qu'un événement alliant généalogie et technologie a sa place dans nos contrés.

Bien entendu, un tel événement ne peut être reproduit à l'identique. Les USA ne sont pas l'Europe et encore moins la France. Pas la même culture, pas la même approche de la généalogie.
Et puis, Rootstech reste aussi une vitrine de l'Eglise des Saints des Derniers Jours. Elle ne peut avoir lieu qu'à Salt Lake City, même s'il serait intéressant de voir si un tel salon pouvait avoir lieu dans l'une des mégalopoles américaines.

Mais les Mormons n'ignorent pas non plus que l'Europe dispose historiquement des plus grands fonds archivistiques dans le monde. Sans oublier que beaucoup d'américains ont des ancêtres européens.

Les salons généalogiques auxquels j'ai pu participer sont faits sur le même modèle. Des associations généalogiques en nombre, et quelques acteurs gravitant autour: spécialistes de logiciels (j'y inclus les bases de données en ligne), éditeurs de livres ou de revues, vendeurs de cartes postales ou cartes anciennes...

Je pense qu'un salon où la tendance serait inversée aurait sa place. Les outils informatiques sont aujourd'hui légions et rares sont les généalogistes non équipés d'un ordinateur, d'une tablette, d'un smartphone.
La cartographie a fait des bonds extraordinaire. La numérisation, le traitement de l'image, ainsi que la reconnaissance de texte continuent de progresser année après année.
Les différents supports de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Pinterest, les blogs...) se démocratisent. Et ce quelque soit l'âge des utilisateurs.
Sur ce dernier thème, je ne peux m'empêcher de voir aussi une ouverture de la généalogie à d'autres cibles. Plus jeunes. Plus technophiles (pas question tout de même de prendre comme modèle les hordes d'adolescents juvéniles, "conviés" à la dernière journée du Rootstech 2014).

Et vous, seriez vous intéressés ?



vendredi 20 juin 2014


Le choix d'un prénom pour un enfant a longtemps suivi des règles assez précises.

Jusqu'au 19ème siècle, et de manière très générale sur mes départements de recherche, le parrain donnait son prénom à son filleul et la marraine le sien à sa filleule. Quand ce n'était pas le nom du saint local. Fin du sujet.

Puis certaines variantes sont apparus. Pour aboutir de nos jours à un choix des parents qui me laissent parfois...perplexe.

Je ne résiste pas au plaisir de poster un tweet lu il y a quelques jours au moment où je rédigeais ce billet.



Le hashtag se passe de commentaire. Et qui sait, en 2038 se marieront peut-être à Troyes, Dawson et Krystal. Mais non, je ne veux pas connaitre les prénoms de leur future progéniture.

Pour le choix du prénom de notre premier enfant, mon épouse et moi avons fait preuve d'une créativité tout bonnement incroyable.
Nous avons établi séparément, tenez vous bien, une liste de 5 prénoms pour les garçons et autant pour les filles. Puis nous avons regardé celui ou ceux en commun. Coup de chance, nous avions celui que porte actuellement notre ainé.

Original, je vous l'avais dit.

Le choix du second fut plus amusant.

Mon épouse apprit son état de futur maman lors de vacances d'été en Bretagne.
Le lendemain de l'excellente nouvelle, alors que nous étions sur la plage, les moniteurs du club des Pingouins tout proche de nos serviettes, organisèrent les "jeux olympiques" locaux. Qui s'achevèrent sur une course individuelle exceptionnelle dont le champion fut acclamé par ses pairs durant toute la course.

Et par mon fiston, âgé alors de 16 mois, qui, debout sur le sable, se mit à taper des mains, à frapper du pied sur le sol, en criant à tue-tête le prénom du champion: Quentin, Quentin, Quentin, Quentin....

Ce gimmick dura près de 48 heures. Et s'arrêta subitement le surlendemain comme cela était arrivé.

Sauf que la petite musique criée à tue-tête resta dans un coin de notre tête.


Et Quentin peut dire aujourd'hui que c'est son grand frère qui a, sans le vouloir, choisi son prénom.

jeudi 19 juin 2014


Le Poher, mais qu'est ce donc que cela ?

D'aucuns l'appellent le cinquième département breton. Le Poher est une zone géographique à cheval sur les trois départements du Finistère, des Côtes d'Armor et du Morbihan et dont la capitale est Carhaix (aujourd'hui Carhaix-Plouguer).

Elle correspondrait au périmètre de la Haute-Cornouaille coincée entre les Monts d'Arrée et les montagnes noires (1)

Position of Cornouaille - Geobreizh.com - Wikimedia Commons

Je ne vais pas gloser sur ce 5ème "département" à l'heure où tout le monde se pose la question du rattachement de Nantes à la Bretagne.

Je profite justement de cette lettre P pour parler d'un cercle généalogique que j'ai découvert il y a 3 ans : le CGHP pour Centre Généalogique et Historique du Poher.

En 2009, lors du Congrès de Généalogie qui avait lieu en région parisienne, un intervenant (il me semble que c'était Guillaume DE MORANT) expliquait que les associations généalogiques, avec l'avénement de la mise en ligne des registres paroissiaux et de l'état-civil allaient être confronté à un choix darwinien: s'adapter ou disparaitre.

En effet, bon nombre d'associations ont vécu (et continuent de vivre) sur l'abonnement de leurs adhérents, en échange la plupart du temps d'un accès au dépouillement réalisé par l'association.

Bien entendu, cette source va forcément se tarir, et seules resteront les associations qui proposeront d'autres sources à leurs adhérents.

C'est le cas du CGHP. Qui ne dispose pas de fonds importants, ni d'une exposition importante dans le monde généalogique. Mais quand on a pas de pétrole...
Bien sur, comme toutes les associations, on y trouve la classique revue, l'accès à la base de données des dépouillements, mais l'an dernier a été ouverte une bibliothèque numérique qui contient de nombreux documents numérisés comme des aveux, minus, contrats de vente...

Bibliothèque numérique du Poher - CGHP


Bien sur, cette bibliothèque, comme les documents s'y trouvant sont le fruit du travail d'une poignée de bénévoles, liant la pérennité du site à leur travail bénévole, mais c'est le lot de beaucoup d'associations qui ne tiennent que par l'abnégation de quelques uns.

Alors, je tenais à saluer ce dévouement, tenant presque du sacerdoce. J'imagine que le découragement doit poindre de temps à autre parmi eux, mais qu'ils savent que leur travail est apprécié.

Cerise sur le gateau, ils éditent une revue trimestrielle (comme beaucoup d'autres par ailleurs) d'une très grande qualité, au point d'avoir reçu l'an dernier à Marseille le prix de la meilleure revue d'un cercle généalogique. J'ai eu l'occasion d'en parler, y compris lors de ce Challenge: Le Kaier Ar Poher.

Si vous voulez découvrir cette association, suivez le lien: http://cghp-poher.net
Et si vous avez des ancêtres en Bretagne, découvrez cette formidable association, qui sait, vous y trouverez peut-être une perle.

Et à votre tour, faites nous découvrir ces associations, ces bénévoles de l'ombre, qui savent innover, pour notre plus grand bonheur généalogique.

(1) : Poher dans Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Poher) 

mercredi 18 juin 2014


Après les lettres M comme Moine copiste et N pour le caractère sans fin de nos recherches, je termine cette partie sur certaines facettes du généalogiste par un autre trait de caractère qui doit caractériser un certain nombre d’entre nous: l’amour de l’ordre.

Old Style Way - Bruno DELZANT - ShareAlike Licence
Nous avons tous bien entendu des motivations différentes expliquant nos recherches généalogiques. Beaucoup ont eu un événement déclencheurs: une naissance, le décès d’un parent, la découverte d’un cahier, d’une photo. A d’autres, ce besoin est venu progressivement durant l’enfance, l’adolescence, voir leur vie d’adulte.

La plupart s'intéressent d’abord à leur propre arbre. Puis de fil en aiguille,  au gré des recherches et des découvertes, certains partiront sur la généalogie d’un village. D’autres creuseront la vie d’un couple, l’évolution d’un métier, telle ou telle guerre ou bien des sujets encore plus particuliers et plus pointus.

Mais derrière tout cela, se trouve un besoin d’ordre.

Est ce une conséquence de nos recherches ? La multitude d’informations collectées nous oblige à trier, classer, ranger, archiver pour ne pas être débordés et pouvoir retrouver la bonne information au bon moment.

Ou bien en est ce une des causes ? Un besoin profond de se positionner sur une échelle de temps, parmi tous nos ancêtres. La généalogie, de manière classique, se pratique de deux manières principales (il en existe d’autres, mais beaucoup de généalogiste en reste à ces deux types): en ascendance et/ou en descendance.

Pour chacune d’elle, le généalogiste bien souvent se positionnera, lui, ses enfants ou petits-enfants, comme Sosa n°1. Et automatiquement, le logiciel qu’il utilise calculera la place et le «rang» de chacun des ancêtres (même chose en descendance avec la numérotation d’Aboville).

Au début de mes recherches, j’ai vu l’ordre comme un moyen. Un outil. Je me demande de plus en plus si dans mon cas, ce n’est aussi une des causes de mes recherches.

Pour savoir où l’on va, il est de coutume de dire qu’il faut savoir d’où l’on vient. Même si comme aime à le répéter Dominique CHADAL, peu importe la destination, c’est plus souvent le voyage en lui-même qui est intéressant. Et rend notre (en)quête généalogique si passionnante.

mardi 17 juin 2014


Mon titre va probablement hérisser les poils de Jean-Michel GIRARDOT, mais il me permet d’aborder le sujet que je souhaite avec la lettre N.

Ouroboros - Tropican - Wikimedia Commons
Hier, j’abordais le travail de moine que réalise bien souvent le généalogiste au quotidien.

Aujourd’hui, c’est un second aspect de ce travail que je veux mettre en avant. Lors d’une intervention d’un membre de Family Search lors d’un Matin Malin dédié à Rootstech, il nous expliquait que si le monde généalogique poursuivait les travaux d’indexation des ressources mondiales en matière d’Etat-Civil, il faudrait encore près de 3 siècles pour en arriver au bout. D’où leur appel auprès des bénévoles du monde entier. 

Ce point souligne l’immensité des informations mises à disposition du généalogiste, les innombrables sources disponibles aux Archives (Départementales, Nationales, de la Défense etc...). Et permet de comprendre que le travail d’un généalogiste sera l’œuvre d’une vie, et qu’elle n’y suffira probablement pas.

Pas de prosélytisme de ma part. Mes enfants ne se verront pas imposer l’obligation de poursuivre les recherches, mais comme tout généalogiste, j’espère juste que ce travail pourra être mis à disposition de qui souhaitera le poursuivre.

Mais alors que l’on pense avoir creusé toutes les pistes sur un ancêtre donné, par un croisement, une nouvelle source mise à disposition, une généalogie mise en ligne par un internaute, on découvre une nouvelle information que l’on n’aurait jamais penser trouver. Et nous sommes repartis.


Mon billet sur la lettre D et la passion Dévorante qu’est la généalogie commençait par cette interrogation bien connue du généalogiste:
«Ca ne te fatigue pas de passer tout ton temps avec des morts ?»


Je pense que ce n’est pas ce point qui intéresse le généalogiste, mais plutôt de leur redonner une vie, et que ce travail sera sans fin.


lundi 16 juin 2014


Dehors, le vent souffle au travers des grands arbres. L'automne tire sa révérence et le froid du nord commence à se faire sentir.
La nuit est tombée depuis longtemps, mais l'homme reste assis patiemment à son bureau. Eclairé par une faible lueur, à laquelle vient juste s'ajouter l'éclat du feu qui brule dans la cheminée.
Penché sur son bureau, il a devant les yeux de vieux écrits, rédigés par d'autres avant lui, qu'il tente de déchiffrer puis de reproduire sur son propre papier.
Il faut dire qu'il a démarré ce travail il y a peu. Il n'était pas le meilleur de sa classe en latin et ses professeurs n'étaient pas toujours tendres avec lui.
Alors méticuleusement, il reprend, lettre après lettre, chaque mot et les couche sur le papier sous ses doigts.

Je ne sais pas pour vous, mais en faisant cette rapide description, je me suis assez bien vu à mon bureau, devant mon écran d'ordinateur, suant sang et eau pour comprendre ce que le notaire ou le prêtre a bien voulu écrire sur cet acte de dispense de consanguinité du 16ème siècle ou bien sur cet acte de baptême du 17ème.
Et pourtant, ce n'est pas d'un généalogiste du 21ème siècle dont je voulais parler, mais plutôt d'un moine copiste du Moyen Age, qui, dans les courants d'air du Scriptorium, recopiait inlassablement le travail de ses ainés.

D'où mon M. Comme Moine copiste.

Monk copyist in a scriptorium woodcut - Wikimedia Commons
Que lien entre généalogie et moine copiste me direz vous ? 

Au delà du clin d'oeil ci-dessus (et parfois, je me surprends réellement à me dire que je suis un moine copiste), je voulais parler brièvement de l'importance de la religion dans la pratique de la généalogie moderne.

Car la lettre M se retrouve pareillement au coeur d'un sigle bien connu de tout généalogiste: BMS

Ces fameux Baptêmes- Mariages - Sépulture qui nous permettent de poursuivre nos recherches avant la Révolution.
De nombreuses sources (judiciaires, notariales, etc...) nous offrent aussi cette possibilité, mais force est de constater que les fameux BMS restent LA première source que tout généalogiste ira voir en premier.

Et parmi eux, le Mariage reste le document le plus susceptible de nous apporter des informations. Dans un premier temps, on peut y trouver les parents des deux conjoints. Et les témoins y sont généralement plus nombreux que pour un baptême (généralement un parrain et une marraine) ou une inhumation.
Et si le prêtre a bien voulu ajouter les liens qui unissent les témoins avec les futurs époux, vous pouvez obtenir une vision, certes parcellaires, mais toujours utile, d’une parentèle.
Dernière information surprise que le mariage peut nous réserver: une dispense de consanguinité. Qui lorsqu’elle peut-être trouvée dans les Archives et si vous êtes proches des dates limites des BMS, permet de remonter de 3 à 4 générations sur une partie de branche.


A la lettre M et sur un billet associé à la religion , j’aurais également pu parler des Mormons. Je vous renvoie pour cela à mon billet sur Family Search que je vous invite à lire si vous ne l’avez pas déjà fait. C'est la lettre F de ce ChallengeAZ 2014.


samedi 14 juin 2014


Il y a quelques jours, j’utilisais la lettre E pour parler de mon Epine sur le cas de l’ascendance de Bertrand Le Chevoir.

J’aurais pu également parlé de mon cas Le Yaouanc comme une épine, même si celle ci a été extraite il y a maintenant quelques temps.

En Novembre 2008 (merci l’historique d’Heredis), je créais les fiches d’Yves Marie Le Filoux et de Marie Le Naour, son épouse, mariés dans les jours qui suivirent la Révolution, le 25 Novembre 1789.

vendredi 13 juin 2014


L'idée pour la lettre K m'est venue le 14 Décembre dernier, lors du repas qui a suivi le premier Matin Malin organisé par la Revue Française de Généalogie.

Kangourou - All Free Photos - Creative Commons
Nous évoquions avec d'autres généablogueurs le challenge AZ, et Sophie BOUDAREL nous expliquait comment la lettre K pour Koala avait donné lieu à 50 variations autour de l’animal «dévoreur» d’Eucalyptus, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Et d'un marsupial à un autre, je m’autorise à faire le saut: voici le Kangourou.

A priori, pour moi qui n'ait des ancêtres que dans les Côtes d'Armor et le Puy de Dôme, le lien avec l'animal réputé pour ses talents de boxe et sa capacité à faire des bonds n'est pas évident.

Et pourtant, je vais parler ici de mes deux principaux Sosas: le numéro 1 (et son frère, le 1bis. Je sais, cela n'existe pas, mais bon...).

jeudi 12 juin 2014


Image personnelle
Pas de figure de jeu de carte, ou un tour de passe-passe de ma part pour éviter cette lettre, mais un simple caractère bien connu de ceux qui font une recherche sur Internet.

Pas de cours non plus sur Google ou autre moteur de recherche, ou plutôt deux en particulier.
Il s’agit des bases Corail-Net du CG22 (1) et son cousin récemment arrivé: Manne-Poher du CGHP (2) que je souhaite mettre en avant sur ce billet, étant adhérents des deux associations.

mercredi 11 juin 2014


Internet.

Un mot qui fascine et qui effraie à la fois. Tout le monde aujourd’hui a entendu la genèse d’Internet, évolution civile d'une mise en réseau inventée pour la Défense américaine.

Internet.

Un monde à la fois virtuel puisque tout est immatériel mais aussi complètement réel puisqu’il est capable de véhiculer une information en quelques secondes aux quatre coins de la planète. La meilleure, comme la pire.

mardi 10 juin 2014


Il y a quelques semaines s’est tenu le 3ème Matin Malin de la Généalogie organisé par la Revue Française de Généalogie. Le thème en était: «Faut il encore un logiciel de généalogie ?»

Pour moi, la réponse est clairement oui.

D’ici une dizaine d’années, lorsque l’ensemble du territoire sera fibré et couvert par des réseaux mobiles 4G voir plus, il sera temps d’envisager de travailler en mode connecté à tout instant.

Mais pour le moment, et mon usage (qui, je le pense, doit rejoindre celui d’un grand nombre de généalogistes), je préfère fonctionner dans un mode local, quitte à publier et sauvegarder en ligne très régulièrement. 

lundi 9 juin 2014


Comme beaucoup de généalogistes français, dès que j’ai entrepris mes premières recherches, en complément des bases des cercles bretons, je me suis rapidement tourné vers Geneanet.

Logo Geneanet
Cette base de données en ligne est l’une des deux plus grosses en France, avec Genealogie.com. Le principe en est très simple. Chaque généalogiste peut publier son arbre en ligne avec un gedcom. Et utiliser cette gigantesque base de données pour croiser ses données avec celles des autres généalogistes.

samedi 7 juin 2014


A ma connaissance, Family Search est la plus ancienne association généalogique du monde puisqu’elle a été créée en 1894.
Logo FamilySearch

Family Search est la branche généalogique de l'Eglise des Saints des Derniers Jours, plus connu sous l'appellation des Mormons.

Cette église a toujours été vu avec une grande méfiance dans notre pays. Même si elle n’a jamais été reconnu comme secte par la MIVILUD et que la plupart des a priori à son sujet sont tout simplement faux.

vendredi 6 juin 2014


Il y a 2 jours, la lettre C était consacré à René LE CHEVOIR, ancêtre sortant du cadre classique de mes gens de terre.

En utilisant les classiques registres en ligne, je n’ai pas pu trouvé d’information sur l’ascendance de René.

Et encore une fois quand il s’agit de recherches sur mes ancêtres localisés dans cette région de Bretagne, c’est mon « cousin » Jérome CAOUEN qui a permis de progresser d’une génération.

jeudi 5 juin 2014


«Ca ne te fatigue pas de passer tout ton temps avec des morts ?»

Voila une réflexion qui revient régulièrement de la part des non généalogistes. Alors, nous sortons nos plus beaux arguments. Avec la généalogie, on apprend autant sur l’Histoire, celle avec un grand H, que sur l’histoire, avec un petit h, celle de nos ancêtres. Sur les langues et la graphie, sur la géographie, la sociologie, les relations humaines, les religions etc...

Et généralement, la réponse est proche de :
«Ah oui, tout ça quand même» 

Et toujours généralement, la discussion ne va guère plus loin.

mercredi 4 juin 2014


Pour cette troisième de l’alphabet, j’ai décidé de vous parler d’un individu un peu particulier de mon arbre: René LE CHEVOIR

Pourquoi lui, et pas un autre ? 

mardi 3 juin 2014


Deuxième article du Challenge AZ, et j'attaque par une insulte.

Bien entendu, cette insulte fait écho à une période de l'Histoire pour laquelle nous avons tous, généalogistes ou pas, un certain nombre de souvenirs ou d'histoires en tête.

Char américain à Huelgoat - 1944 - Wikimedia Commons
Deux petites tranches de vie à relater pour ce billet sur le thème de la Seconde Guerre Mondiale. Alors que d’ici 3 jours (si je ne me suis pas trompé), nous fêterons les 70 ans du Débarquement en Normandie, avec la présence notamment du président américain Barack OBAMA sur les plages normandes pour rendre hommage aux vétérans des pays alliés.

Ma belle-mère, née en Seine et Oise un an avant la guerre, passa le début de son enfance chez ses grands-parents en Bretagne occupée, dans les Côtes d’Armor.

Nous la retrouvons à Bourbriac, petite commune à quelques dizaines de kilomètres. Elle accompagne à pied sa tante Marceline lorsqu’elles croisent une patrouille allemande dans les rues de la ville.

C’est au moment de les croiser que la petite fille, âgée alors de 5 ans lâche les mots malheureux:
« Sales Boches » 
La réaction des soldats allemands est immédiate. Ils arrêtent la tante et sa nièce sur le trottoir. 

« Qu’a t’elle dit ?»
Le silence est lourd, alors que Marceline réfléchit à une solution pour les tirer de ce mauvais pas. Lorsque son regard se pose à nouveau sur sa nièce qui l’a mise dans l’embarras.

Quelques semaines auparavant, le grand-père de la petite fille lui avait trouvé un petit sac à main, qui ne quitte plus l’enfant. Eureka !

« Sacoche». Elle montre alors le petit sac à main de sa nièce. 

« On lui a offert cette sacoche il y a quelques jours. C’est ce qu’elle a dit. Sacoche.» 
Les soldats n’ont pas cherché plus loin et ont laissé partir la femme et l’enfant, qui n’ont pas tourné la tête s'empressant de rentrer chez elles, tout en remerciant la vivacité d'esprit de la tante Marceline.

A quelques kilomètres et semaines de là, nous retrouvons mon beau-père, également chez ses grands-parents en Bretagne durant une partie de la guerre. (Mes beaux-parents se rencontreront en région parisienne quinze ans plus tard).

Alors qu’il joue seul dans un champ, il est interpellé par un soldat allemand, probablement de repos ce jour là et qui l’observe depuis un moment.
Dans un français hésitant, le soldat ouvre un petit sac et en sort une friandise qu’il offre à l’enfant.
Qui a du recevoir des consignes de sa famille. Il refuse ce qu’on lui tend, fixe le soldat un instant, puis tourne les talons et part en courant.



70 années (dont 36 mois passés comme soldat lui-même en Algérie) sont passées par là. Et mon beau-père relate toujours ce souvenir avec une pointe d’amertume et de tristesse. En pensant à ce soldat, loin de chez lui, peut-être papa lui-même et qui voulait faire plaisir à cet enfant en pensant probablement au sien. 

 Ces deux souvenirs me permettent d'aborder cette période de l'histoire, à la fois si proche de nous (tous mes correspondants allemands, pourtant nés dans les années 70, ont parlé spontanément de la guerre quand ils étaient chez nous lors des jumelage), mais aussi bien loin, quand je vois le regard de mes deux garçons sur cette guerre, celle d'un autre siècle.

J'espère que mes recherches leur permettront de garder en mémoire ces moments de vie de leurs ancêtres, proches ou lointains.


lundi 2 juin 2014


Le parc naturel des volcans - Serge LAROCHE
Je ne pouvais pas démarrer ce Challenge, avec la lettre A, sans parler de mon blog:  d'Arverne et d'Armorique.

La petite étincelle de création de ce blog est justement venue lors du Challenge AZ de 2013. A la lecture de certains articles, je me disais: "Et pourquoi ne pas avoir un blog, j'aurais pu parler de tel ou tel sujet".

Finalement, l'idée a été mise au repos quelques mois et la décision prise durant l’été. Le temps de choisir la plateforme (merci à Twitter pour l’avis des blogueurs), et ce blog s’est ouvert début septembre 2013.

Ce challenge 2014 est mon tout premier. Et Sophie Boudarel a corsé l’exercice en associant nos billets à un thème général. 
Pour ma part, je ne vais pas me lancer sur cette difficulté supplémentaire en 2014 (patience, je pense avoir déjà trouvé mon thème 2015 qui, je l’espère, me permettra de vous offrir de beaux articles dans un an).

Revenons à 2014 pour ce tout jeune blog. C’est un galop d’essai et mon premier objectif est surtout de tenir le mois entier.

Le Cap Frehel - Jean-Marie HULLOT
Je vous propose de retrouver chaque jour à 08h00 un article, dont le choix du mot sera le plus souvent un prétexte pour aborder un point ayant un lien avec la généalogie. Pas de longues recherches très documentées sur mes ancêtres, mais plutôt des billets courts qui, je l’espère, trouveront parfois un écho parmi les lecteurs de ce blog.
Quelques lettres technologiques (de F à J par exemple), des réflexions personnelles sur les généalogistes (de M à O), et la généalogie elle-même (lettres E et Z). Mais aussi un peu de géographie (P, T ou U), d'anecdotes sur les noms et prénoms (L et Q), voir quelques chemins détournés (K ou W).

Démarrons maintenant cette grande Aventure. Je vous donne rendez vous demain pour la lettre B.


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