jeudi 25 décembre 2014




Comme l'an dernier à pareille époque, il est temps pour moi de rédiger un petit billet, bilan de l'année écoulée.
Je m’exécute d'autant plus volontiers que j'ai cru bon cette année de faire un point chaque trimestre.
Et mieux encore, c'est également l'un des #Geneathème du mois.
Alors c'est parti.



L'année écoulée

 A la fin de la rédaction de mon bilan 2013, j'avais brossé le contour de mes axes de recherches 2014:

http://darverne-et-darmorique.blogspot.fr/2013/12/le-point-sur-mon-annee-genealogique.html


A ces trois objectifs, je décidais au mois de Janvier d'ajouter un quatrième point, véritable chantier chronophage: la suppression de mes deux sources génériques

Des 4, seul ce dernier point pouvait connaitre une conclusion durant l'année, puisque sa nature le poussait à avoir un début et une fin dans le temps. Ce fut chose faite dans le courant du mois de Septembre. Et je dois avouer une grande satisfaction à avoir achevé cette tache. C'est le même plaisir que lorsque je termine le dépouillement de l'état civil complet d'une commune ou bien celui d'une classe d'âge pour des registres matricule.


Le premier point est celui qui a le moins avancé durant l'année. La faute au point précédent au début de l'année, et à ma charge de travail professionnel à la fin. J'espérais vivre une bonne avancée sur les recherches de la carrière militaire de mon grand-père, mais bien que j'ai reçu la dérogation du SHD pour consulter son dossier, je n'ai pas encore pris le temps de le réserver et de le consulter à Vincennes. Cela fera forcément partie de mes objectifs 2015.


Comme expliqué au mois d'Avril, je ne regrette absolument pas mon atelier de paléographie, organisé par la RFG. Je ne suis bien entendu pas devenu un expert dans l'art de lire les écritures anciennes, mais j'ai obtenu quelques clés, qui me servent bien aujourd'hui à la lecture des registres paroissiaux.

J'attends avec impatience l'organisation d'un niveau 2, en session le week-end (Pierre-Valéry et Charles, si vous me lisez...)

Pour terminer ce bilan, mon arbre a bien poussé cette année.

Le 22 Décembre 2013, il comportait 2459 Sosas. Ce jour de Noël 2014, je suis passé à 3 128. Soit 669 ancêtres en plus pour mes garçons !!!

Tableau ascendance de mes deux garçons - Heredis©
Attention, je n'ai pas viré ma cuti en basculant du Côté Obscur, victime d'une collectionnite aiguë mais néanmoins fulgurante. 

J'ai tout simplement profité de deux outils fantastiques pour mes recherches: Geneanet et Heredis (couplé à Online).

Je suis abonné Premium sur Geneanet depuis Novembre 2013. Et je n'utilise pas le tiers du quart des possibilités qui me sont offertes. Je n'ai tout simplement pas le temps matériel de tout suivre, notamment toutes les alertes qui me sont envoyées chaque semaine.
Car je crois bon de le préciser, je vérifie chacune des alertes envoyées, en cherchant les sources (citées trop rarement sur Internet, à mon grand regret). Et tout cela prend du temps, si j'ajoute en plus que la prise de contact avec les généanautes est parfois longue (mais le plus souvent très amical)


Du coté d'Heredis, BSD Concept, son éditeur, a lancé ses Services + au mois de Juillet dernier. Une sorte d'accès Premium à Heredis Online.
Après 6 mois d'usage, mon constat est à ce jour assez simple: les indices Heredis sont plus pertinents, mais malheureusement moins nombreux que sur Geneanet.
C'est LA raison principale qui m'a fait renouveler mon abonnement Premium au mois de Novembre.

Donc depuis 6 mois, je couple les indices Heredis avec Geneanet, pour mon plus grand plaisir. Je pense faire un article plus complet sur mon organisation de recherche l'an prochain. A suivre donc.

Et l'an prochain ?

Je vais finalement peu varier pour 2015 par rapport à 2014. Je conserve bien entendu la progression sur mon arbre, car à en croire les alertes reçues sur Geneanet et Heredis, il me reste encore beaucoup de travail.
Je vais enfin m'attaquer aux actes notariés numérisés déjà en ma possession, et vais lancer de nouvelles recherches auprès du Fil d'Ariane.

Et pour préparer le Challenge 2015 (même si je ne suis pas encore sur d'y participer), je vais me pencher sérieusement sur un déplacement à prévoir au SHD.

Suite aux prochains épisodes.


mardi 11 novembre 2014


Quelle meilleure date pour écrire un article sur le Centenaire 14-18 que le 11 Novembre 2014 ?

Soldat by Tofstof - Licence Creative Commons
Et à l'heure où les commémorations fleurissent un peu partout, je vais peut-être paraitre blasé, mais j'avoue frôler  l'overdose.
Sur les listes Yahoo que je fréquente, 80% des messages s'y rapportent. Sur Twitter, même chose. Les salons généalogiques, itou. Nous sommes cernés. Le petit monde de la généalogie  ne parle que de cela. Et je crains que cela ne soit le cas pendant 4 ans.

Ne vous méprenez pas, j'ai un profond respect et de la reconnaissance pour l'énorme travail réalisé, tant par les Archives, que par les milliers de bénévoles. J'ai moi-même participé au dépouillement des registres matricules sur les Côtes d'Armor.
Je regarde avec admiration les nombreux sites et initiatives qui fleurissent et mettent à l'honneur cette période de l'histoire, mais surtout ses acteurs.
Les blogs dédiés de Céline et Brigitte, par exemple: Warmeriville 14-18 et Vouillé 14-18 , sans oublier bien entendu l'initiative 1 Jour - 1 Poilu de Jean-Michel GILOT, dont l'idée et le principe sont extrêmement simples: indexer l'ensemble des informations sur les fiches des collaborateurs Mort Pour La France, disponible sur le site Mémoire des Hommes. A ce sujet, vous pouvez lire l'interview de Jean-Michel sur le site En Envor.

De même, un grand nombre d'Archives Départementales ont mis en ligne leurs registres matricules, et je commence à utiliser avec plaisir ceux des Côtes d'Armor et du Puy de Dôme. Et soyons clair, sans le Centenaire (accompagné des subventions du Ministère de la Culture), il est peu probable que ces documents aient fait partie des priorités de numérisation. Je ne peux donc que louer cette initiative (et regretter que l'on ne fasse pas la même chose sur d'autres types de sources aussi intéressantes pour notre histoire).

Mais je sature, il y en a trop. Je n'y peux rien. Je ne parle pas de la commémoration elle-même, mais de sa déclinaison dans notre petit monde de recherches de nos ancêtres.

Je vais attendre encore un an ou deux, pour écrire sur Pierre-Marie ANDRE, AGP de mon épouse, décédé à Vienne-le-Chateau, lors des combats de l'Argonne qui ont eu lieu entre Mars et Novembre 1915.

Et en attendant, je compte sur vous tous, pour me prouver que j'ai tout simplement tort.


Note: A l'heure où je rédigeais ces lignes, le Ministère de la Culture a ouvert son Grand Mémorial, avec le portail de recherche sur l'ensemble des départements (enfin, ceux qui ont mis en ligne leurs informations): http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial

samedi 25 octobre 2014


J'ai acheté l'été dernier un des derniers ouvrages de Marie-Odile MERGNAC, "Ancêtres paysans". Et j'avais promis sur Twitter un retour sur cette lecture. Trop vite comme toujours.

Ancêtres paysans - MO. Mergnac  - Archives et Cultures
Soyons clairs dès le départ, si vous êtes déjà passé maitre sur la recherche dans les recensements, le cadastre ou les documents notariés, vous pouvez passer tranquillement votre chemin, vous n'apprendrez probablement rien.

Si vous êtes comme moi, en train de sortir des classiques BMS et EC, à découvrir les sources notariées par exemples, cet ouvrage sera un bon petit guide pour (re)découvrir des sources à creuser dès lors que l'on a des ancêtres paysans.

Autant dire que ce livre s'adresse à tous les généalogistes puisqu'au Moyen Age, les paysans représentent plus de 90% de la population.

Au delà des informations très généralistes sur les différents "types" de paysans, nous découvrons rapidement les sources utiles pour nos recherches: Cadastre, baux agricoles (bien développé), contrats de vente, recensements... Ceci est développé sur seulement quelques pages, mais qui ont le mérite d'aller à l'essentiel.


La fin d'année approche, alors si vous cherchez une petite idée cadeau à glisser sous le sapin, vous l'avez trouvé avec cet ouvrage qui vous coutera une douzaine d'euros.

dimanche 5 octobre 2014


Je viens de passer une bonne partie de l'après-midi à creuser ce qui commençait à devenir une énigme. Et c'est la consultation des cartes qui m'a probablement donné la solution.

Pierre MOISAN(MOYSAN) et Marie LE GOAS(LE GOAZ) sont les sosas 3196 et 3197 de mes deux garçons. Ils ont été importés l'un comme l'autre dans mon arbre à la suite d'un indice Heredis arrivé ces derniers jours.
J'ai récupéré ainsi leurs naissances et décès respectifs, ainsi que leur mariage en 1676. Seul problème pour moi lorsque je suis parti à la recherche des actes en ligne, c'est la localisation des événements.

Ils sont tous les deux nés et décédés à Louargat. Leurs enfants sont nés à Louargat. Et pourtant, ils se sont mariés à Gurunhuel, commune voisine de Louargat, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous:

Gurunhuel - Louargat - Google Map©

Au début, j'ai cru à une erreur de la personne auprès de qui j'avais récupéré les informations. Marie devait probablement être née à Gurunhuel, et non à Louargat, et ils s'y sont mariés avant de s'installer dans la commune de son époux. De l'archi-classique dans les Côtes d'Armor où l'on se marie quasi obligatoirement dans la commune de l'épouse (comme dans beaucoup de départements d'ailleurs).

Mais non, Marie est bien née à Louargat le 17 Aout 1656 comme j'ai pu le trouver dans la salle virtuelle des Archives des Côtes d'Armor. Seul bémol sur l'acte de baptême, alors que celui de mariage sur Gurunhuel me donne Guillaume LE GOAZ et Marguerite LE GUIADER comme parents de Marie, ceux indiqués sur l'acte de naissance de Marie en 1656 sont Guillaume LE GOAZ et Marguerite....LE GOAZ. Je penche pour une erreur du scribe, ce que je retrouve d'ailleurs dans les relevés d'indexation du CG22 puisque c'est bien Marguerite LE GUIADER qui apparait dans Corail-Net.

Alors la question restait entière: pourquoi diable sont ils allés se marier à Gurunhuel ?

La réponse est contenue pour moi dans l'acte de mariage. Plus particulièrement au niveau des noms des époux, de leur filiation, et de leur domicile, que je reprends ci-dessous.

1676 - Gurunhuel - acte de mariage de Pierre MOISAN et Marie LE GOAZ - 5 Mi EC 367 - AD22

....pierre moisan sabotier fils d'allain moisan
et de deffuncte marie huon ses pere et mere aagé 
d'environ vingt cinq ans demeurant au bois de la hay
et marie Le goaz menagere fille de deffunct
guillaume Le goaz et margueritte le guiader ses pere
et mere aagée d'environ dix huict ans demeurant
au village du fot Ladt Le goas decrette de justice....

Trois informations importantes: Pierre demeure donc au bois de la Hay et Marie au village du Fot. Et Pierre est sabotier.

Qu'à cela ne tienne, je lance la France à la Loupe et j'affiche la commune de Gurunhuel. Où je trouve le village du Faut (Fot) sur Gurunhuel, séparé de Louargat par ce que l'on appelle aujourd'hui la forêt domaniale de la Hay. Voici ce que cela donne sur la carte de Cassini associée.

Gurunhuel - Louargat - Bois de la Hay - Carte de Cassini

Pierre est sabotier, on peut donc légitimement penser qu'il réside avec sa famille aux abords de la forêt, au plus proche de sa matière première. Et comme on peut le voir, le village du Faut se trouve à quelques centaines de mètres à peine de la forêt.

Malheureusement, l'acte de naissance de Marie n'indique pas de toponyme, pas plus que ceux de ses trois frères et sœurs que j'ai pu trouver.



A l'avenir, je penserais bien à vérifier les toponymes la prochaine fois que je me retrouverais dans un cas comme celui-ci.




lundi 29 septembre 2014


L'automne arrive, la fin du troisième trimestre également. Et ce billet me permettra de rejoindre le Geneathème du mois: je m'organise.

En effet, le moment est venu de faire le point trimestriel promis en début d'année. Le point du second trimestre avait été fait en retard avec une mise en ligne le 12 Août.

Je vais passer très rapidement sur ma 3ème résolution: donner du corps à ma généalogie. La transcription des actes notariés n'a pas avancé d'un poil, puisque durant les 7 dernières semaines, je me suis complétement focalisé sur le vidage de mes sources génériques (avec quelques pauses de recherches de nouveaux sosas).

A la fin du mois de Décembre 2013, au moment d'établir mes résolutions, j'avais réalisé sous Excel un tableau d'avancement théorique, qui m'amenait au 30 Novembre pour une fin prévisionnelle.

J'ai achevé cette mission avec 2 mois d'avance, puisque mon dernier événement lié à mes deux sources génériques a été traité Vendredi 27 Septembre, la veille du salon Géné@2014.
Pour l'anecdote, il s'agit de l'acte de naissance de Catherine THEPAULT, le 26 juin 1693 à Pestivien (commune aujourd'hui disparue).

Ci-dessous le graphe d'avancement de mes travaux durant quasiment une année:

Avancement Suppression des Sources Génériques - Archives Personnelles

Autant dire mon bonheur d'avoir enfin mis un terme à cette partie la moins intéressante de mes résolutions 2014.

La recherche de nouveaux Sosas n'a pas été vaine également puisque depuis le 12 Aout, 41 nouveaux ancêtres en ligne directe sont venus s'ajouter à mon arbre.

Rendez vous à la fin de l'année pour un bilan global .... et de nouvelles résolutions à venir.




dimanche 21 septembre 2014


Depuis 3 semaines, je m'interrogeais sur le fait d'écrire, ou pas, un article à la suite de la première diffusion de la série Origines, celle dont tout le monde parle dans le petit monde de la généalogie.

Hier encore, la tendance était à la non écriture. Puis j'ai lu ce matin l'article rédigé par Brigitte, et je me suis dit que je n'allais pas squatter ses commentaires et écrire un article qui se fera sous forme de réponse.

J'attendais avec impatience le visionnage de cette série (je suis également un bon consommateur de séries, principalement américaines), même si l'article de Sophie me laissait craindre quelques points rédhibitoires pour moi.

Je suis d'accord avec Brigitte, les scénaristes se sont appuyés sur le duo improbable entre le flic classique, qui possède des petits travers, et le "consultant", qui sort souvent des sentiers battus.
La comparaison avec Temperance Brennan, la fameuse "Bones" qui fait parler les cadavres dans la série éponyme est pour moi la meilleure. Le credo de Bones est la vérité avant tout. Il semble qu'il en soit de même pour Margot Laurent, quitte à annoncer des nouvelles que le commun des mortels, avec un peu de bon sens et d'humanité, ne prononcerait pas.
Sur ce plan, l'excuse de Bones est sa difficulté à l'empathie et à nouer des liens sociaux (que certains attribuent à un syndrome d'Asperger, jamais confirmé par les scénaristes).
Et c'est là que le bât blesse, Margot Laurent n'a pas de contrepoids dans la série. Le capitaine Du Plessis n'est pas Seeley Booth. Prêt à rattraper le coup quand le besoin se fait sentir. On sent qu'il y a la volonté, mais pour l'instant, elle n'est pas mise en oeuvre. Attendons la suite.

Sur le plan purement généalogique, la lecture de l'article de Sophie m'avait laissé craindre une généalogiste rivée devant son écran et Généalogie.com, mais non, heureusement, elle parcourt les archives avec délectation.
A ce propos, j'ai déjà un faible pour la soeur Astrid, personnage qui mérite d'être développé. Elle pourrait justement devenir le pendant technologique qui manque à Margot. Et solliciter l'entraide généalogique pour accompagner Margot dans ses recherches (une homologue d'Angela dans Bones ?)

Pour ma part, j'ai du mal à imaginer Margot comme généalogiste professionnelle ou successorale. En tout cas, ce n'est absolument pas l'idée que je m'en fais. Je laisse aux représentants de ces deux professions le soin de s'exprimer.
Elle est décrite par le commissaire comme une paléologue et je pense qu'il s'agit de sa formation de base. Est ce sa production littéraire qui est sa principale source de revenu ? Cela expliquerait sa réponse au commissaire Du Plessis quand celui-ci l'a décrit comme une généalogiste venant chercher sa commission sur un gros héritage (ce qui n'a rien de choquant au passage).
Et que, comme beaucoup, elle s'adonne à la généalogie à titre purement personnel. Avec comme moteur, dans son cas, sa recherche pour trouver ses parents naturels.


Pour ce qui est de la construction des scénarios, je n'ai pas grand chose à redire. Le scénario du premier épisode était cousu de fil blanc, et j'avais la conclusion au bout de 5 minutes. Celui du second était plus construit.
Les personnages sont sympathiques et l'on y trouve tous les codes (certains diront les clichés) des séries. Le commissaire qui en pince pour sa consultante. La jeune lieutenant de police qui se cherche, le capitaine qui arrive de Paris (toujours vu comme une punition par les scénaristes au passage), le personnage principale, souvent seule face à son drame (rebelote avec Patrick Jane et son Red John)...
Ce type de série a toujours un fil rouge à travers les saisons. La plupart du temps, c'est une idylle à venir entre les deux héros.

Je termine juste en remerciant Brigitte de m'avoir ouvert les yeux sur un point que je n'avais pas noté, et que ne verront pas probablement les milliers de téléspectateurs: le choix du département pour la série. Ont ils hésité entre le Calvados et la Charente ?
Car il est effectivement assez troublant de voir que parmi notre centaine de départements français, ce soit la Charente, l'un des deux départements fâchés avec les généalogistes qui a été retenu.
Choix volontaire, acte manqué ? A l'heure de la psychogénéalogie, voila une question intéressante.


lundi 15 septembre 2014


Archives Nationales - Grand Dépot
Voila un titre un peu provoc, que je me dois de développer.

J'ai lu comme beaucoup l'article de Guillaume DE MORANT sur le nouvel accord signé entre les Archives Départementales des Yvelines et la société NotreFamille.com.

mardi 12 août 2014


Down the rabbit hole - John Tenniel - Wikipedia
J'ai du retard, tic-tac, j'ai du retard. Tel le Lapin Blanc d'Alice, je cours après le temps.


Nous sommes en Août et le second trimestre s'est achevé depuis un moment déjà (le ChallengeAZ et les congés d'été sont passés par là). Mieux vaut tard que jamais, voici donc mon point d'avancement sur mes objectifs de l'année 2014.

Si vous n'aviez pas suivi le bilan après le premier trimestre, n'hésitez pas à lire le billet dédié.

Progresser en paléographie


Je ne renie pas mes écrits du mois d'Avril où je sentais que les progrès en paléographie étaient bien là. Les actes BMS que je trouve me posent souvent plus de problème en matière de qualité d'image à traiter (zone plus ou moins sombre, contraste trop faible...) qu'en matière de transcription. 

Seul regret, je souhaitais avancer plus largement sur la transcription d'actes notariés durant mes congés, mais j'ai finalement préféré faire un "break" sur ce plan.

Quoi qu'il en soit, je ne peux que conseiller à tout généalogiste de suivre ce type de formation. Si vous n'avez pas la possibilité de suivre celle de Pierre-Valery ARCHASSAL, la plupart des AD et certains cercles généalogiques en dispensent durant l'année (mais pas forcément à des horaires adéquats pour ceux qui ont une activité salariée).

Donner du corps à ma généalogie


Comme expliqué en Avril, c'est le sujet qui a le moins avancé. Et cela n'a pas changé en Août. Je comptais sur les actes notariés pour progresser, mais comme je l'ai écrit plus haut, sans les transcriptions nécessaires, ce point a complétement stagné.

Poursuivre la pousse des rameaux


Je l'écrivais il y a quelques mois, l'abonnement à Geneanet Privilège, couplé au module de recherche d'Heredis 2014 donnait de bons résultats.
Depuis Mai, j'utilise également les indices Heredis avec le nouveau service lancé par BSD Concept en Juillet.
Et les résultats sont au rendez-vous. Plus d'une quarantaine de nouveaux Sosas sont venus garnir mon arbre grâce aux indices. Et j'ai encore une vingtaine d'indices en attente de vérification (soit entre 30 et 40 Sosas à venir).

Au passage, lors des tests des Services+, je m'étais dit que je n'utiliserais pas la fonction d'import, mais uniquement les indices. Au final, je suis revenu sur ce point. Je vérifie toujours l'arbre de mon "cousin" au préalable, mais si les informations me semblent pertinentes, j'utilise l'import pour gagner du temps de saisie.

Vider mes sources génériques


Toujours cette tâche, véritable épine dans mon arbre (Objectif 0 source générique).

Mais le sujet continue de progresser. Nouveau coup de booster au mois d'Août après le temps calme de Juillet. J'en suis à 75% à la mi-août. C'est toujours aussi rébarbatif, mais j'en vois la fin.

J'ai revu à la hausse mon objectif d'achèvement de cette tache. De fin Novembre, j'espère finir à la mi-Octobre.


Et vous, où en êtes vous de vos résolutions généalogiques ? 

vendredi 8 août 2014



Nous sommes le 8 Août, le ChallengeAZ 2014 s’est achevé depuis un bon mois, le temps est venu pour moi de faire un premier bilan, qui sera découpé en deux parties distinctes.

Balance à tabac - Jean Poussin - Wikipedia

samedi 5 juillet 2014



 
Le 3 Juillet dernier, BSD Concept lançait sa dernière évolution liée à Heredis : les Services +.

Et comme cela semble être devenu la règle chez l’éditeur, les fonctionnalités développées sont identiques sur les plateformes Mac comme Windows. 


Après avoir installé la dernière version du patch (14.2 pour Windows ou 3.3.0 pour Mac) et ouvert Heredis, l’évolution est visible avec l’apparition de deux nouveaux icônes dans la barre du même nom :



lundi 30 juin 2014




Dernière lettre de l’alphabet, dernier article pour ce ChallengeAZ 2014.

La Zizanie - Uderzo et Goscinny - Dargaud@
Pour terminer cette aventure littéraire (enfin c’est un bien grand mot dans mon cas) et généalogique, je voulais aborder un point angoissant pour tout généalogiste : l’erreur dans son fichier.

samedi 28 juin 2014


XY, un chromosome X qui a perdu sa patte et devient Y et qui fait que l'homme est l'homme et non une femme. 
Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans un long discours sexiste, ni sur une grande analyse scientifique, mais juste faire un retour sur ma vision de l'ADN rapportée à la généalogie. 
Structure of DNA by Zephyris - Share Alike

En tant que scientifique et cartésien , je n'ai aucun doute sur l'utilité que peut avoir une analyse chromosomique pour lancer des recherches plus lointaines sur nos origines. 

MAIS, j'ai un grand MAIS à émettre.  

Pas pour rappeler qu'il y a une réalité toute bête dans notre pays: il est illégal pour un particulier d'effectuer une recherche d'ADN. 

Pas pour rappeler non plus qu'il ne m'apparaît pas comme la meilleure des idées de fournir à une société privée américaine l'ensemble de mon patrimoine génétique. 
Il ne tardera peut-être pas tellement le temps où ces mêmes sociétés vendront à des compagnies d'assurance, les fichiers de ceux qui, chromosiquement parlant auront plus de chance de développer telle ou telle maladie. 

Mais je me pose la question de savoir ce que feront les généalogistes qui découvriront par ce biais là qu'ils ne sont pas issus de la branche qu'ils étudient ? 
N'y a-t-il pas un risque que quelques généalogistes découvrent par cette analyse que la branche paternelle dont ils croyaient descendre est tout simplement fausse parce que l'un des hommes de sa lignée agnatique n'est tout simplement pas le père de celui qui est reconnu comme son fils ?  

Si demain je découvrais que mon analyse ADN me renvoie du coté de la Pologne, de la Russie ou de l'autre côté de l'océan, quelle serait ma réaction ? 

A contrario, et quand je lis le retour de certains blogueurs, j'ai du mal à voir ce que cela va m'apporter. Je vais découvrir que j'ai un peu de sang venu de Grande-Bretagne et de là d'un peu plus haut chez les Vikings ? Je n'ai pas besoin de payer pour m'en douter au vu de mes origines. 

Dis autrement, la petite incertitude rapportée par nos recherches et pour lesquelles, il y a toujours le petite doute sur la réalité, et bien cette petite incertitude me rassure. 
Alors que la froide analyse ADN a tendance à m'inquiéter. 

Drôle de paradoxe que voila. Un scientifique inquiet d'une analyse technique mais rassuré par les registres.  


A moins que cela ne veuille tout simplement dire que je ne suis pas QU'UN scientifique, mais aussi un homme (pour faire la boucle avec le titre de cet article) avec ses incertitudes, ses doutes et qui finalement aime vivre avec.

vendredi 27 juin 2014


Il y a une quinzaine de jours, à l'occasion de la lettre K, je vous parlais des kangourous qui peuplent la forêt domaniale de Rambouillet.

Si vous ne l'avez pas encore lu, cela se passe ici : K comme Kangourou.


Maintenant que le challenge AZ s'achève pour cette année 2013, je peux vous avouer une petite entourloupe de ma part.
Les kangourous de la forêt de Rambouillet ne sont pas des kangourous. Il s'agit en réalité de wallaby, appelé Wallaby de Bennet.

Wallaby de Bennett - Wikimedia Commons

Les Wallaby sont plus petits que des kangourous. En Australie, ils vivent dans la zone océanique, ce qui explique qu'ils arrivent à s'acclimater dans nos régions européennes.

J'espère que vous me pardonnerez ce petit tour de passe-passe qui m'aura permis de m'affranchir des lettres K et W.


Plus d'info sur le wallaby : Wallaby sur Wikipedia


jeudi 26 juin 2014


Avec un blog dont le titre comporte Arverne, il aurait été sacrilège de ne pas évoquer les volcans, qui façonnent le paysage de l'Auvergne, et notamment du Puy de Dôme, berceau de ma lignée agnatique.

Archives Personnelles
N'ayant jamais passé de vacances en Auvergne, je n'ai pas vraiment de souvenirs associés aux montagnes du Massif Central.

J'ai juste une anecdote en tête concernant mes arrières-grands-parents paternels, Antoine BOGROS et Antoinette (dite Anne) MESTAS.

Ils se sont rencontrés au Mont-Dore où lui travaillait à la construction du chemin de fer, et elle dans l'hôtellerie.
Durant la première Guerre Mondiale, Antoine est sur le front de la Marne. Antoinette vit seule avec ses 5 enfants. Le dernier, Jean, né le 4 Novembre 1914. L'ainée, Anna, a seulement 8 ans.

Lors des hivers (particulièrement rugueux en 1916 et 1917), il n'était pas possible de sortir de la maison. Antoinette était donc contrainte de "chasser" depuis la fenêtre du 1er étage de la maison. Les conditions étaient précaires. Et cela se passait il y a tout juste un siècle.


mercredi 25 juin 2014


Pas facile cette lettre U. J'ai bien une Ursule et une Urbine dans mon arbre. Mais Ursule n'est qu'une témoin à un mariage. Et Urbine, Sosa 1303 de mes enfants, se trouve dans une branche encore trop peu analysée pour en faire un article.

Alors, après avoir écrit un petit mot sur mes gens de terre, je vais parler très rapidement de l'urbanisation vécue au 20ème siècle et de l'impact sur mes ancêtres.

Comme je l'ai écrit hier, mes ancêtres sont tous extrêmement sédentaires comme en atteste la carte des Sosas de mes garçons.

Répartition des Sosas de mon arbre sur la France - Cartographie Geneanet©

Quelques événements dispersés: un décès au Havre (un travailleur saisonnier), un décès pendant la 1ère GM, une naissance près d'Angers.
Deux énormes zones sur l'Auvergne (25%) et la Bretagne (75%) et quelques événements en Région Parisienne. Tous au 20ème siècle.

J'ai déjà eu l'occasion de relater la découverte de mon premier mariage hors Bretagne-Auvergne pour mes arrières grands-parents Jean-Marie LE BINIGUER et Marie Catherine THORAVAL dans l'article "Mais que sont ils donc partis faire à Paris ?"

Mais ce couple est rapidement retourné en Bretagne, ce mariage ayant été fait selon toute vraisemblance dans l'urgence de la naissance proche de leur premier enfant.

Il faudra attendre 1935 pour qu'un nouvel événement intervienne en région parisienne: le mariage des grands-parents paternels de mon épouse: Yves Marie ANDRE et Marie Julienne LE LAY.
D'abord ouvrier agricole, Yves Marie devra quitter la Bretagne pour l'Essonne. Tout comme Marie Julienne qu'il épousera à Vauhallan.
Yves Marie sera ensuite embauché à la SNCF et le couple s'implantera dans l'Ouest Parisien, même si mon beau-père naitra dans le lit de sa grand-mère en Bretagne un an après le mariage de ses parents.

Les 4 grands-parents de mes garçons se sont rencontrés en Ile de France (mes propres parents rejoignant la région parisienne pour le travail), tout comme mon épouse et moi-même. Ceci explique le petit foyer autour de Paris qui commence à pousser.

Qui pourra dire dans 4 ou 5 générations où se trouveront les nouveaux foyers d'événements ? Il y a de fortes chances qu'il faudra probablement élargir la carte au niveau européen et mondial.


mardi 24 juin 2014


Un point m'a toujours étonné, au moins dans les premiers mois de recherches généalogiques, c'est que parmi tous mes bretons, je n'ai pas trouvé de marins.

Pourtant, la plupart de mes ancêtres, et ceux de mon épouse, en Bretagne, résidaient à moins de 50 km des côtes bretonnes. Pas un seul Sosa parti en mer vers de lointaines contrées, ou ayant embrassé la vie de pécheur. Des terriens, des terriens, toujours des terriens.

Il suffit que je jette un œil au dictionnaire des professions d'Heredis pour m'apercevoir que les professions les plus utilisées sont les suivantes:

Laboureur, Agriculteur, Cultivateur, Journalier

Et vous imaginez bien que parmi mes ancêtres auvergnats, le constat est sensiblement le même. Les alliances entre époux étant plus généralement le fruit de recherches d'accroissement des terres, plutôt que celui d'un amour passionné entre les futurs mariés.

Pour compléter mes recherches et m'ouvrir de nouvelles pistes, j'ai décidé d'acheter l'un des derniers ouvrages de Marie-Odile MERGNAC, nommé tout simplement "Ancêtres Paysans" aux éditions Archives & Culture.

J'avais eu le plaisir de suivre l'une de ses interventions lors des Généalogiques 2013 sur le thème du Cadastre.

Il vous suffit de taper son nom dans votre butineur Internet préféré, et vous verrez immédiatement une myriade d'ouvrage concernant notre passion apparaitre.


J'espère y trouver quelques pistes de recherche intéressantes sur des source que l'on n'a pas forcément l'habitude de creuser.

Si l'un de vous l'a déjà acheté, vous pourrez peut-être nous faire un petit retour rapide en commentaires.


lundi 23 juin 2014


Lors des Généalogiques 2013, j'ai eu le plaisir de suivre une intervention de Sylvie LABANSAT sur le thème : "Ecrire l'histoire de vie".
Au cours de cette présentation, Sylvie expliquait à quel point la mémoire humaine était extraordinaire avec sa capacité à ressortir le moindre souvenir des dizaines d'années après l'événement.
Souvenir dont il fallait aussi absolument se méfier, car la mémoire humaine est aussi fortement sélective, en choisissant de retenir telle ou telle information, voire d'en modifier le contenu.

Je souhaite ici vous parler d'un couple de Sosa de ma généalogie, Maurice LE BIVIC et Jeanne GRIMAULT, qui se sont unis à Pont-Melvez en 1734.
Source très intéressante concernant ce couple, une dispense de consanguinité au quart degré datée de la même année. Je vous en livre ci-dessous la transcription:

"L'an 1734, le 23ème jour de juillet par devans nous Yves LE BEAUDOUR (?), docteur en théologie et officier de Treguier, commissaire apostolique, se sont présentés Maurice LE BIVIC et Janne GRIMAULT, porteur d'une bulle de dispense d'empéchement de mariage au quart degré de consanguinité vis à vis accordé par notre saint père le Pape Clément Douze expédié ... majeure de ... aux Ides du mois de Juin dernier l'an quatriéme du pontificat de notre Saint Père, par laquelle bulle sa Sainteté nous donne commission d'informer de la dispense d'empéchement ... contenu en la supplique et si par l'information déposé se trouve....

En l'endrois se sont volontairement présenté Jacques ALLAIN, agé de quarante six ans et Guillaume GUEGAN, agé de vingt et un ans, marchands ménagers demeurant séparément (?) en la paroisse de Pont Melvez témoins jurés par ? la main levée de dire vérité déposent unanimement François LE BIVIC et Janne GRIMAULT  et estre certains ? sous parenté du quart degré de consanguinité vis à vis parestre le dis Maurice LE BIVIC, fils de Mathieu et d'Anne THOS, Mathieu fils de Jacques LE BIVIC et de Marie LE MAGOAROU, Marie fille de Mathieu LE MAGOAROU et de Magedelenne LE DEMOR, Mathieu, fils de Jacques LE MAGOAROU
et la dite Janne GRIMAULT, par estre fille de René Jan GRIMAULT et d'Anne LE HENAFF, René Jan fils de Jacques GRIMAULT et de Marie GUEGAN, Marie, fille d'Yves GUEGAN et de Janne LE MAGOAROU, Janne fille de Jacques LE MAGOAROU qui soeur estois de Mathieu et qu'ils affirment véritable et ons signé
"

Document très intéressant pour le généalogiste puisque sur un même document, nous y trouvons 4 générations d'individus.
On découvre ainsi la relation entre Mathieu (père de Maurice, l'époux) et Magedelenne LE DEMOR qui est donc sa grand-mère maternelle. Notez bien ce point qui va nous intéresser plus tard.

Mathieu (ou Mathias) LE BIVIC est né le 20 Octobre 1680, toujours à Pont-Melvez, du couple Jacques LE BIVIC et Marie LE MAGOAROU.

Naissance Mathias LE BIVIC - AD22 - 1E dépôt 161

Sur un prisage daté de 1663, on trouve la descendance de Pierre LE BIVIC, notamment avec sa seconde épouse, Magdeleine LE DEMOR, et d'où son fils Jacques.

Magdeleine LE DEMOR décède à Pont-Melvez en 1671. Y est témoin son fils Jacques.

Si vous me suivez bien, cette Magdeleine LE DEMOR est donc la mère du père de Mathias/Mathieu: en résumé sa grand-mère paternelle.

Je me retrouve alors avec deux Magdelaine LE DEMOR, qui serait à la fois la grand-mère maternelle et paternelle du même Mathias.

Trois options s'offrent à nous:
- Une homonymie
- Un implexe
- Une troisième possibilité

Évacuons tout de suite la première option. Je dispose du gedcom de la commune de Pont-Melvez, le patronyme LE DEMOR (LE DEMOUR) n'y est cité qu'une fois pour Magdeleine. Les bases des cercles généalogiques locaux n'apportent aucune autre information sur Pont-Melvez et les communes limitrophes. La chance de tomber sur deux Magdeleine LE DEMOR, à la même période, mariées à deux hommes dont les enfants se marieront semble très faible.

Un implexe ? Cela voudrait dire que Magdeleine aurait épousé successivement Pierre LE BEVIC et Mathieu LE MAGOAROU. Je n'ai trouvé nulle trace du mariage entre Magdeleine et Mathieu LE MAGOAROU. La seule information de cette union est donnée par la dispense.

Nous reste donc la troisième option: l'erreur humaine qui va faire écho à mon introduction.

La dispense date de 1734.
Magdeleine LE DEMOR est décédée 63 ans avant en 1671.
Mathias LE BIVIC est décédé lui en 1726, 8 ans avant l'union de son fils.

Maurice n'a donc pu faire appel qu'à sa mémoire et celle de ses témoins. Preuve bien faible et qui ne semble pas résister au croisement d'autre source. Magdeleine LE DEMOR est bien son arrière grand-mère, mais pas par la branche qu'il aura décrite.

Je tiens à grandement remercier Loic CHERMAT (je l'ai déjà fait sur d'autres billets) qui a soulevé ce lièvre sur une liste Yahoo. Car, comme d'autres généalogistes partageant ce couple, j'avais repris in extenso cette ascendance.

Une preuve est nouvelle fois donnée qu'il faut toujours (si l'on en a la possibilité) croiser ses sources car la mémoire des hommes est malheureusement trompeuse.



samedi 21 juin 2014


Je m'étais dit au départ de la préparation de ce Challenge que je ne jouerais pas trop la facilité en ressortant d'anciens articles.
Non que je ne pense que cela soit tomber dans la facilité, mais tout simplement en raison du fait que de la courte existence de ce blog, je n'ai pas forcément beaucoup de matière à remettre en avant.

Je vais pourtant le faire pour cette lettre puisqu'à la fin du mois de Février et au retour des envoyés spéciaux de la Revue Française de Généalogie, j'avais commis un billet un peu enflammé pour réclamer une telle manifestation en France.

Pour reprendre connaissance de cet article, vous pouvez suivre ce lien.

Quatre mois sont passés et je reste persuadé qu'un événement alliant généalogie et technologie a sa place dans nos contrés.

Bien entendu, un tel événement ne peut être reproduit à l'identique. Les USA ne sont pas l'Europe et encore moins la France. Pas la même culture, pas la même approche de la généalogie.
Et puis, Rootstech reste aussi une vitrine de l'Eglise des Saints des Derniers Jours. Elle ne peut avoir lieu qu'à Salt Lake City, même s'il serait intéressant de voir si un tel salon pouvait avoir lieu dans l'une des mégalopoles américaines.

Mais les Mormons n'ignorent pas non plus que l'Europe dispose historiquement des plus grands fonds archivistiques dans le monde. Sans oublier que beaucoup d'américains ont des ancêtres européens.

Les salons généalogiques auxquels j'ai pu participer sont faits sur le même modèle. Des associations généalogiques en nombre, et quelques acteurs gravitant autour: spécialistes de logiciels (j'y inclus les bases de données en ligne), éditeurs de livres ou de revues, vendeurs de cartes postales ou cartes anciennes...

Je pense qu'un salon où la tendance serait inversée aurait sa place. Les outils informatiques sont aujourd'hui légions et rares sont les généalogistes non équipés d'un ordinateur, d'une tablette, d'un smartphone.
La cartographie a fait des bonds extraordinaire. La numérisation, le traitement de l'image, ainsi que la reconnaissance de texte continuent de progresser année après année.
Les différents supports de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Pinterest, les blogs...) se démocratisent. Et ce quelque soit l'âge des utilisateurs.
Sur ce dernier thème, je ne peux m'empêcher de voir aussi une ouverture de la généalogie à d'autres cibles. Plus jeunes. Plus technophiles (pas question tout de même de prendre comme modèle les hordes d'adolescents juvéniles, "conviés" à la dernière journée du Rootstech 2014).

Et vous, seriez vous intéressés ?



vendredi 20 juin 2014


Le choix d'un prénom pour un enfant a longtemps suivi des règles assez précises.

Jusqu'au 19ème siècle, et de manière très générale sur mes départements de recherche, le parrain donnait son prénom à son filleul et la marraine le sien à sa filleule. Quand ce n'était pas le nom du saint local. Fin du sujet.

Puis certaines variantes sont apparus. Pour aboutir de nos jours à un choix des parents qui me laissent parfois...perplexe.

Je ne résiste pas au plaisir de poster un tweet lu il y a quelques jours au moment où je rédigeais ce billet.



Le hashtag se passe de commentaire. Et qui sait, en 2038 se marieront peut-être à Troyes, Dawson et Krystal. Mais non, je ne veux pas connaitre les prénoms de leur future progéniture.

Pour le choix du prénom de notre premier enfant, mon épouse et moi avons fait preuve d'une créativité tout bonnement incroyable.
Nous avons établi séparément, tenez vous bien, une liste de 5 prénoms pour les garçons et autant pour les filles. Puis nous avons regardé celui ou ceux en commun. Coup de chance, nous avions celui que porte actuellement notre ainé.

Original, je vous l'avais dit.

Le choix du second fut plus amusant.

Mon épouse apprit son état de futur maman lors de vacances d'été en Bretagne.
Le lendemain de l'excellente nouvelle, alors que nous étions sur la plage, les moniteurs du club des Pingouins tout proche de nos serviettes, organisèrent les "jeux olympiques" locaux. Qui s'achevèrent sur une course individuelle exceptionnelle dont le champion fut acclamé par ses pairs durant toute la course.

Et par mon fiston, âgé alors de 16 mois, qui, debout sur le sable, se mit à taper des mains, à frapper du pied sur le sol, en criant à tue-tête le prénom du champion: Quentin, Quentin, Quentin, Quentin....

Ce gimmick dura près de 48 heures. Et s'arrêta subitement le surlendemain comme cela était arrivé.

Sauf que la petite musique criée à tue-tête resta dans un coin de notre tête.


Et Quentin peut dire aujourd'hui que c'est son grand frère qui a, sans le vouloir, choisi son prénom.

jeudi 19 juin 2014


Le Poher, mais qu'est ce donc que cela ?

D'aucuns l'appellent le cinquième département breton. Le Poher est une zone géographique à cheval sur les trois départements du Finistère, des Côtes d'Armor et du Morbihan et dont la capitale est Carhaix (aujourd'hui Carhaix-Plouguer).

Elle correspondrait au périmètre de la Haute-Cornouaille coincée entre les Monts d'Arrée et les montagnes noires (1)

Position of Cornouaille - Geobreizh.com - Wikimedia Commons

Je ne vais pas gloser sur ce 5ème "département" à l'heure où tout le monde se pose la question du rattachement de Nantes à la Bretagne.

Je profite justement de cette lettre P pour parler d'un cercle généalogique que j'ai découvert il y a 3 ans : le CGHP pour Centre Généalogique et Historique du Poher.

En 2009, lors du Congrès de Généalogie qui avait lieu en région parisienne, un intervenant (il me semble que c'était Guillaume DE MORANT) expliquait que les associations généalogiques, avec l'avénement de la mise en ligne des registres paroissiaux et de l'état-civil allaient être confronté à un choix darwinien: s'adapter ou disparaitre.

En effet, bon nombre d'associations ont vécu (et continuent de vivre) sur l'abonnement de leurs adhérents, en échange la plupart du temps d'un accès au dépouillement réalisé par l'association.

Bien entendu, cette source va forcément se tarir, et seules resteront les associations qui proposeront d'autres sources à leurs adhérents.

C'est le cas du CGHP. Qui ne dispose pas de fonds importants, ni d'une exposition importante dans le monde généalogique. Mais quand on a pas de pétrole...
Bien sur, comme toutes les associations, on y trouve la classique revue, l'accès à la base de données des dépouillements, mais l'an dernier a été ouverte une bibliothèque numérique qui contient de nombreux documents numérisés comme des aveux, minus, contrats de vente...

Bibliothèque numérique du Poher - CGHP


Bien sur, cette bibliothèque, comme les documents s'y trouvant sont le fruit du travail d'une poignée de bénévoles, liant la pérennité du site à leur travail bénévole, mais c'est le lot de beaucoup d'associations qui ne tiennent que par l'abnégation de quelques uns.

Alors, je tenais à saluer ce dévouement, tenant presque du sacerdoce. J'imagine que le découragement doit poindre de temps à autre parmi eux, mais qu'ils savent que leur travail est apprécié.

Cerise sur le gateau, ils éditent une revue trimestrielle (comme beaucoup d'autres par ailleurs) d'une très grande qualité, au point d'avoir reçu l'an dernier à Marseille le prix de la meilleure revue d'un cercle généalogique. J'ai eu l'occasion d'en parler, y compris lors de ce Challenge: Le Kaier Ar Poher.

Si vous voulez découvrir cette association, suivez le lien: http://cghp-poher.net
Et si vous avez des ancêtres en Bretagne, découvrez cette formidable association, qui sait, vous y trouverez peut-être une perle.

Et à votre tour, faites nous découvrir ces associations, ces bénévoles de l'ombre, qui savent innover, pour notre plus grand bonheur généalogique.

(1) : Poher dans Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Poher) 

mercredi 18 juin 2014


Après les lettres M comme Moine copiste et N pour le caractère sans fin de nos recherches, je termine cette partie sur certaines facettes du généalogiste par un autre trait de caractère qui doit caractériser un certain nombre d’entre nous: l’amour de l’ordre.

Old Style Way - Bruno DELZANT - ShareAlike Licence
Nous avons tous bien entendu des motivations différentes expliquant nos recherches généalogiques. Beaucoup ont eu un événement déclencheurs: une naissance, le décès d’un parent, la découverte d’un cahier, d’une photo. A d’autres, ce besoin est venu progressivement durant l’enfance, l’adolescence, voir leur vie d’adulte.

La plupart s'intéressent d’abord à leur propre arbre. Puis de fil en aiguille,  au gré des recherches et des découvertes, certains partiront sur la généalogie d’un village. D’autres creuseront la vie d’un couple, l’évolution d’un métier, telle ou telle guerre ou bien des sujets encore plus particuliers et plus pointus.

Mais derrière tout cela, se trouve un besoin d’ordre.

Est ce une conséquence de nos recherches ? La multitude d’informations collectées nous oblige à trier, classer, ranger, archiver pour ne pas être débordés et pouvoir retrouver la bonne information au bon moment.

Ou bien en est ce une des causes ? Un besoin profond de se positionner sur une échelle de temps, parmi tous nos ancêtres. La généalogie, de manière classique, se pratique de deux manières principales (il en existe d’autres, mais beaucoup de généalogiste en reste à ces deux types): en ascendance et/ou en descendance.

Pour chacune d’elle, le généalogiste bien souvent se positionnera, lui, ses enfants ou petits-enfants, comme Sosa n°1. Et automatiquement, le logiciel qu’il utilise calculera la place et le «rang» de chacun des ancêtres (même chose en descendance avec la numérotation d’Aboville).

Au début de mes recherches, j’ai vu l’ordre comme un moyen. Un outil. Je me demande de plus en plus si dans mon cas, ce n’est aussi une des causes de mes recherches.

Pour savoir où l’on va, il est de coutume de dire qu’il faut savoir d’où l’on vient. Même si comme aime à le répéter Dominique CHADAL, peu importe la destination, c’est plus souvent le voyage en lui-même qui est intéressant. Et rend notre (en)quête généalogique si passionnante.

mardi 17 juin 2014


Mon titre va probablement hérisser les poils de Jean-Michel GIRARDOT, mais il me permet d’aborder le sujet que je souhaite avec la lettre N.

Ouroboros - Tropican - Wikimedia Commons
Hier, j’abordais le travail de moine que réalise bien souvent le généalogiste au quotidien.

Aujourd’hui, c’est un second aspect de ce travail que je veux mettre en avant. Lors d’une intervention d’un membre de Family Search lors d’un Matin Malin dédié à Rootstech, il nous expliquait que si le monde généalogique poursuivait les travaux d’indexation des ressources mondiales en matière d’Etat-Civil, il faudrait encore près de 3 siècles pour en arriver au bout. D’où leur appel auprès des bénévoles du monde entier. 

Ce point souligne l’immensité des informations mises à disposition du généalogiste, les innombrables sources disponibles aux Archives (Départementales, Nationales, de la Défense etc...). Et permet de comprendre que le travail d’un généalogiste sera l’œuvre d’une vie, et qu’elle n’y suffira probablement pas.

Pas de prosélytisme de ma part. Mes enfants ne se verront pas imposer l’obligation de poursuivre les recherches, mais comme tout généalogiste, j’espère juste que ce travail pourra être mis à disposition de qui souhaitera le poursuivre.

Mais alors que l’on pense avoir creusé toutes les pistes sur un ancêtre donné, par un croisement, une nouvelle source mise à disposition, une généalogie mise en ligne par un internaute, on découvre une nouvelle information que l’on n’aurait jamais penser trouver. Et nous sommes repartis.


Mon billet sur la lettre D et la passion Dévorante qu’est la généalogie commençait par cette interrogation bien connue du généalogiste:
«Ca ne te fatigue pas de passer tout ton temps avec des morts ?»


Je pense que ce n’est pas ce point qui intéresse le généalogiste, mais plutôt de leur redonner une vie, et que ce travail sera sans fin.


lundi 16 juin 2014


Dehors, le vent souffle au travers des grands arbres. L'automne tire sa révérence et le froid du nord commence à se faire sentir.
La nuit est tombée depuis longtemps, mais l'homme reste assis patiemment à son bureau. Eclairé par une faible lueur, à laquelle vient juste s'ajouter l'éclat du feu qui brule dans la cheminée.
Penché sur son bureau, il a devant les yeux de vieux écrits, rédigés par d'autres avant lui, qu'il tente de déchiffrer puis de reproduire sur son propre papier.
Il faut dire qu'il a démarré ce travail il y a peu. Il n'était pas le meilleur de sa classe en latin et ses professeurs n'étaient pas toujours tendres avec lui.
Alors méticuleusement, il reprend, lettre après lettre, chaque mot et les couche sur le papier sous ses doigts.

Je ne sais pas pour vous, mais en faisant cette rapide description, je me suis assez bien vu à mon bureau, devant mon écran d'ordinateur, suant sang et eau pour comprendre ce que le notaire ou le prêtre a bien voulu écrire sur cet acte de dispense de consanguinité du 16ème siècle ou bien sur cet acte de baptême du 17ème.
Et pourtant, ce n'est pas d'un généalogiste du 21ème siècle dont je voulais parler, mais plutôt d'un moine copiste du Moyen Age, qui, dans les courants d'air du Scriptorium, recopiait inlassablement le travail de ses ainés.

D'où mon M. Comme Moine copiste.

Monk copyist in a scriptorium woodcut - Wikimedia Commons
Que lien entre généalogie et moine copiste me direz vous ? 

Au delà du clin d'oeil ci-dessus (et parfois, je me surprends réellement à me dire que je suis un moine copiste), je voulais parler brièvement de l'importance de la religion dans la pratique de la généalogie moderne.

Car la lettre M se retrouve pareillement au coeur d'un sigle bien connu de tout généalogiste: BMS

Ces fameux Baptêmes- Mariages - Sépulture qui nous permettent de poursuivre nos recherches avant la Révolution.
De nombreuses sources (judiciaires, notariales, etc...) nous offrent aussi cette possibilité, mais force est de constater que les fameux BMS restent LA première source que tout généalogiste ira voir en premier.

Et parmi eux, le Mariage reste le document le plus susceptible de nous apporter des informations. Dans un premier temps, on peut y trouver les parents des deux conjoints. Et les témoins y sont généralement plus nombreux que pour un baptême (généralement un parrain et une marraine) ou une inhumation.
Et si le prêtre a bien voulu ajouter les liens qui unissent les témoins avec les futurs époux, vous pouvez obtenir une vision, certes parcellaires, mais toujours utile, d’une parentèle.
Dernière information surprise que le mariage peut nous réserver: une dispense de consanguinité. Qui lorsqu’elle peut-être trouvée dans les Archives et si vous êtes proches des dates limites des BMS, permet de remonter de 3 à 4 générations sur une partie de branche.


A la lettre M et sur un billet associé à la religion , j’aurais également pu parler des Mormons. Je vous renvoie pour cela à mon billet sur Family Search que je vous invite à lire si vous ne l’avez pas déjà fait. C'est la lettre F de ce ChallengeAZ 2014.


samedi 14 juin 2014


Il y a quelques jours, j’utilisais la lettre E pour parler de mon Epine sur le cas de l’ascendance de Bertrand Le Chevoir.

J’aurais pu également parlé de mon cas Le Yaouanc comme une épine, même si celle ci a été extraite il y a maintenant quelques temps.

En Novembre 2008 (merci l’historique d’Heredis), je créais les fiches d’Yves Marie Le Filoux et de Marie Le Naour, son épouse, mariés dans les jours qui suivirent la Révolution, le 25 Novembre 1789.

vendredi 13 juin 2014


L'idée pour la lettre K m'est venue le 14 Décembre dernier, lors du repas qui a suivi le premier Matin Malin organisé par la Revue Française de Généalogie.

Kangourou - All Free Photos - Creative Commons
Nous évoquions avec d'autres généablogueurs le challenge AZ, et Sophie BOUDAREL nous expliquait comment la lettre K pour Koala avait donné lieu à 50 variations autour de l’animal «dévoreur» d’Eucalyptus, toutes plus intéressantes les unes que les autres.

Et d'un marsupial à un autre, je m’autorise à faire le saut: voici le Kangourou.

A priori, pour moi qui n'ait des ancêtres que dans les Côtes d'Armor et le Puy de Dôme, le lien avec l'animal réputé pour ses talents de boxe et sa capacité à faire des bonds n'est pas évident.

Et pourtant, je vais parler ici de mes deux principaux Sosas: le numéro 1 (et son frère, le 1bis. Je sais, cela n'existe pas, mais bon...).

jeudi 12 juin 2014


Image personnelle
Pas de figure de jeu de carte, ou un tour de passe-passe de ma part pour éviter cette lettre, mais un simple caractère bien connu de ceux qui font une recherche sur Internet.

Pas de cours non plus sur Google ou autre moteur de recherche, ou plutôt deux en particulier.
Il s’agit des bases Corail-Net du CG22 (1) et son cousin récemment arrivé: Manne-Poher du CGHP (2) que je souhaite mettre en avant sur ce billet, étant adhérents des deux associations.

mercredi 11 juin 2014


Internet.

Un mot qui fascine et qui effraie à la fois. Tout le monde aujourd’hui a entendu la genèse d’Internet, évolution civile d'une mise en réseau inventée pour la Défense américaine.

Internet.

Un monde à la fois virtuel puisque tout est immatériel mais aussi complètement réel puisqu’il est capable de véhiculer une information en quelques secondes aux quatre coins de la planète. La meilleure, comme la pire.

mardi 10 juin 2014


Il y a quelques semaines s’est tenu le 3ème Matin Malin de la Généalogie organisé par la Revue Française de Généalogie. Le thème en était: «Faut il encore un logiciel de généalogie ?»

Pour moi, la réponse est clairement oui.

D’ici une dizaine d’années, lorsque l’ensemble du territoire sera fibré et couvert par des réseaux mobiles 4G voir plus, il sera temps d’envisager de travailler en mode connecté à tout instant.

Mais pour le moment, et mon usage (qui, je le pense, doit rejoindre celui d’un grand nombre de généalogistes), je préfère fonctionner dans un mode local, quitte à publier et sauvegarder en ligne très régulièrement. 

lundi 9 juin 2014


Comme beaucoup de généalogistes français, dès que j’ai entrepris mes premières recherches, en complément des bases des cercles bretons, je me suis rapidement tourné vers Geneanet.

Logo Geneanet
Cette base de données en ligne est l’une des deux plus grosses en France, avec Genealogie.com. Le principe en est très simple. Chaque généalogiste peut publier son arbre en ligne avec un gedcom. Et utiliser cette gigantesque base de données pour croiser ses données avec celles des autres généalogistes.

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