dimanche 21 septembre 2014


Depuis 3 semaines, je m'interrogeais sur le fait d'écrire, ou pas, un article à la suite de la première diffusion de la série Origines, celle dont tout le monde parle dans le petit monde de la généalogie.

Hier encore, la tendance était à la non écriture. Puis j'ai lu ce matin l'article rédigé par Brigitte, et je me suis dit que je n'allais pas squatter ses commentaires et écrire un article qui se fera sous forme de réponse.

J'attendais avec impatience le visionnage de cette série (je suis également un bon consommateur de séries, principalement américaines), même si l'article de Sophie me laissait craindre quelques points rédhibitoires pour moi.

Je suis d'accord avec Brigitte, les scénaristes se sont appuyés sur le duo improbable entre le flic classique, qui possède des petits travers, et le "consultant", qui sort souvent des sentiers battus.
La comparaison avec Temperance Brennan, la fameuse "Bones" qui fait parler les cadavres dans la série éponyme est pour moi la meilleure. Le credo de Bones est la vérité avant tout. Il semble qu'il en soit de même pour Margot Laurent, quitte à annoncer des nouvelles que le commun des mortels, avec un peu de bon sens et d'humanité, ne prononcerait pas.
Sur ce plan, l'excuse de Bones est sa difficulté à l'empathie et à nouer des liens sociaux (que certains attribuent à un syndrome d'Asperger, jamais confirmé par les scénaristes).
Et c'est là que le bât blesse, Margot Laurent n'a pas de contrepoids dans la série. Le capitaine Du Plessis n'est pas Seeley Booth. Prêt à rattraper le coup quand le besoin se fait sentir. On sent qu'il y a la volonté, mais pour l'instant, elle n'est pas mise en oeuvre. Attendons la suite.

Sur le plan purement généalogique, la lecture de l'article de Sophie m'avait laissé craindre une généalogiste rivée devant son écran et Généalogie.com, mais non, heureusement, elle parcourt les archives avec délectation.
A ce propos, j'ai déjà un faible pour la soeur Astrid, personnage qui mérite d'être développé. Elle pourrait justement devenir le pendant technologique qui manque à Margot. Et solliciter l'entraide généalogique pour accompagner Margot dans ses recherches (une homologue d'Angela dans Bones ?)

Pour ma part, j'ai du mal à imaginer Margot comme généalogiste professionnelle ou successorale. En tout cas, ce n'est absolument pas l'idée que je m'en fais. Je laisse aux représentants de ces deux professions le soin de s'exprimer.
Elle est décrite par le commissaire comme une paléologue et je pense qu'il s'agit de sa formation de base. Est ce sa production littéraire qui est sa principale source de revenu ? Cela expliquerait sa réponse au commissaire Du Plessis quand celui-ci l'a décrit comme une généalogiste venant chercher sa commission sur un gros héritage (ce qui n'a rien de choquant au passage).
Et que, comme beaucoup, elle s'adonne à la généalogie à titre purement personnel. Avec comme moteur, dans son cas, sa recherche pour trouver ses parents naturels.


Pour ce qui est de la construction des scénarios, je n'ai pas grand chose à redire. Le scénario du premier épisode était cousu de fil blanc, et j'avais la conclusion au bout de 5 minutes. Celui du second était plus construit.
Les personnages sont sympathiques et l'on y trouve tous les codes (certains diront les clichés) des séries. Le commissaire qui en pince pour sa consultante. La jeune lieutenant de police qui se cherche, le capitaine qui arrive de Paris (toujours vu comme une punition par les scénaristes au passage), le personnage principale, souvent seule face à son drame (rebelote avec Patrick Jane et son Red John)...
Ce type de série a toujours un fil rouge à travers les saisons. La plupart du temps, c'est une idylle à venir entre les deux héros.

Je termine juste en remerciant Brigitte de m'avoir ouvert les yeux sur un point que je n'avais pas noté, et que ne verront pas probablement les milliers de téléspectateurs: le choix du département pour la série. Ont ils hésité entre le Calvados et la Charente ?
Car il est effectivement assez troublant de voir que parmi notre centaine de départements français, ce soit la Charente, l'un des deux départements fâchés avec les généalogistes qui a été retenu.
Choix volontaire, acte manqué ? A l'heure de la psychogénéalogie, voila une question intéressante.


lundi 15 septembre 2014


Archives Nationales - Grand Dépot
Voila un titre un peu provoc, que je me dois de développer.

J'ai lu comme beaucoup l'article de Guillaume DE MORANT sur le nouvel accord signé entre les Archives Départementales des Yvelines et la société NotreFamille.com.

mardi 12 août 2014


Down the rabbit hole - John Tenniel - Wikipedia
J'ai du retard, tic-tac, j'ai du retard. Tel le Lapin Blanc d'Alice, je cours après le temps.


Nous sommes en Août et le second trimestre s'est achevé depuis un moment déjà (le ChallengeAZ et les congés d'été sont passés par là). Mieux vaut tard que jamais, voici donc mon point d'avancement sur mes objectifs de l'année 2014.

Si vous n'aviez pas suivi le bilan après le premier trimestre, n'hésitez pas à lire le billet dédié.

Progresser en paléographie


Je ne renie pas mes écrits du mois d'Avril où je sentais que les progrès en paléographie étaient bien là. Les actes BMS que je trouve me posent souvent plus de problème en matière de qualité d'image à traiter (zone plus ou moins sombre, contraste trop faible...) qu'en matière de transcription. 

Seul regret, je souhaitais avancer plus largement sur la transcription d'actes notariés durant mes congés, mais j'ai finalement préféré faire un "break" sur ce plan.

Quoi qu'il en soit, je ne peux que conseiller à tout généalogiste de suivre ce type de formation. Si vous n'avez pas la possibilité de suivre celle de Pierre-Valery ARCHASSAL, la plupart des AD et certains cercles généalogiques en dispensent durant l'année (mais pas forcément à des horaires adéquats pour ceux qui ont une activité salariée).

Donner du corps à ma généalogie


Comme expliqué en Avril, c'est le sujet qui a le moins avancé. Et cela n'a pas changé en Août. Je comptais sur les actes notariés pour progresser, mais comme je l'ai écrit plus haut, sans les transcriptions nécessaires, ce point a complétement stagné.

Poursuivre la pousse des rameaux


Je l'écrivais il y a quelques mois, l'abonnement à Geneanet Privilège, couplé au module de recherche d'Heredis 2014 donnait de bons résultats.
Depuis Mai, j'utilise également les indices Heredis avec le nouveau service lancé par BSD Concept en Juillet.
Et les résultats sont au rendez-vous. Plus d'une quarantaine de nouveaux Sosas sont venus garnir mon arbre grâce aux indices. Et j'ai encore une vingtaine d'indices en attente de vérification (soit entre 30 et 40 Sosas à venir).

Au passage, lors des tests des Services+, je m'étais dit que je n'utiliserais pas la fonction d'import, mais uniquement les indices. Au final, je suis revenu sur ce point. Je vérifie toujours l'arbre de mon "cousin" au préalable, mais si les informations me semblent pertinentes, j'utilise l'import pour gagner du temps de saisie.

Vider mes sources génériques


Toujours cette tâche, véritable épine dans mon arbre (Objectif 0 source générique).

Mais le sujet continue de progresser. Nouveau coup de booster au mois d'Août après le temps calme de Juillet. J'en suis à 75% à la mi-août. C'est toujours aussi rébarbatif, mais j'en vois la fin.

J'ai revu à la hausse mon objectif d'achèvement de cette tache. De fin Novembre, j'espère finir à la mi-Octobre.


Et vous, où en êtes vous de vos résolutions généalogiques ? 

vendredi 8 août 2014



Nous sommes le 8 Août, le ChallengeAZ 2014 s’est achevé depuis un bon mois, le temps est venu pour moi de faire un premier bilan, qui sera découpé en deux parties distinctes.

Balance à tabac - Jean Poussin - Wikipedia

samedi 5 juillet 2014



 
Le 3 Juillet dernier, BSD Concept lançait sa dernière évolution liée à Heredis : les Services +.

Et comme cela semble être devenu la règle chez l’éditeur, les fonctionnalités développées sont identiques sur les plateformes Mac comme Windows. 


Après avoir installé la dernière version du patch (14.2 pour Windows ou 3.3.0 pour Mac) et ouvert Heredis, l’évolution est visible avec l’apparition de deux nouveaux icônes dans la barre du même nom :



lundi 30 juin 2014




Dernière lettre de l’alphabet, dernier article pour ce ChallengeAZ 2014.

La Zizanie - Uderzo et Goscinny - Dargaud@
Pour terminer cette aventure littéraire (enfin c’est un bien grand mot dans mon cas) et généalogique, je voulais aborder un point angoissant pour tout généalogiste : l’erreur dans son fichier.

samedi 28 juin 2014


XY, un chromosome X qui a perdu sa patte et devient Y et qui fait que l'homme est l'homme et non une femme. 
Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans un long discours sexiste, ni sur une grande analyse scientifique, mais juste faire un retour sur ma vision de l'ADN rapportée à la généalogie. 
Structure of DNA by Zephyris - Share Alike

En tant que scientifique et cartésien , je n'ai aucun doute sur l'utilité que peut avoir une analyse chromosomique pour lancer des recherches plus lointaines sur nos origines. 

MAIS, j'ai un grand MAIS à émettre.  

Pas pour rappeler qu'il y a une réalité toute bête dans notre pays: il est illégal pour un particulier d'effectuer une recherche d'ADN. 

Pas pour rappeler non plus qu'il ne m'apparaît pas comme la meilleure des idées de fournir à une société privée américaine l'ensemble de mon patrimoine génétique. 
Il ne tardera peut-être pas tellement le temps où ces mêmes sociétés vendront à des compagnies d'assurance, les fichiers de ceux qui, chromosiquement parlant auront plus de chance de développer telle ou telle maladie. 

Mais je me pose la question de savoir ce que feront les généalogistes qui découvriront par ce biais là qu'ils ne sont pas issus de la branche qu'ils étudient ? 
N'y a-t-il pas un risque que quelques généalogistes découvrent par cette analyse que la branche paternelle dont ils croyaient descendre est tout simplement fausse parce que l'un des hommes de sa lignée agnatique n'est tout simplement pas le père de celui qui est reconnu comme son fils ?  

Si demain je découvrais que mon analyse ADN me renvoie du coté de la Pologne, de la Russie ou de l'autre côté de l'océan, quelle serait ma réaction ? 

A contrario, et quand je lis le retour de certains blogueurs, j'ai du mal à voir ce que cela va m'apporter. Je vais découvrir que j'ai un peu de sang venu de Grande-Bretagne et de là d'un peu plus haut chez les Vikings ? Je n'ai pas besoin de payer pour m'en douter au vu de mes origines. 

Dis autrement, la petite incertitude rapportée par nos recherches et pour lesquelles, il y a toujours le petite doute sur la réalité, et bien cette petite incertitude me rassure. 
Alors que la froide analyse ADN a tendance à m'inquiéter. 

Drôle de paradoxe que voila. Un scientifique inquiet d'une analyse technique mais rassuré par les registres.  


A moins que cela ne veuille tout simplement dire que je ne suis pas QU'UN scientifique, mais aussi un homme (pour faire la boucle avec le titre de cet article) avec ses incertitudes, ses doutes et qui finalement aime vivre avec.

vendredi 27 juin 2014


Il y a une quinzaine de jours, à l'occasion de la lettre K, je vous parlais des kangourous qui peuplent la forêt domaniale de Rambouillet.

Si vous ne l'avez pas encore lu, cela se passe ici : K comme Kangourou.


Maintenant que le challenge AZ s'achève pour cette année 2013, je peux vous avouer une petite entourloupe de ma part.
Les kangourous de la forêt de Rambouillet ne sont pas des kangourous. Il s'agit en réalité de wallaby, appelé Wallaby de Bennet.

Wallaby de Bennett - Wikimedia Commons

Les Wallaby sont plus petits que des kangourous. En Australie, ils vivent dans la zone océanique, ce qui explique qu'ils arrivent à s'acclimater dans nos régions européennes.

J'espère que vous me pardonnerez ce petit tour de passe-passe qui m'aura permis de m'affranchir des lettres K et W.


Plus d'info sur le wallaby : Wallaby sur Wikipedia


jeudi 26 juin 2014


Avec un blog dont le titre comporte Arverne, il aurait été sacrilège de ne pas évoquer les volcans, qui façonnent le paysage de l'Auvergne, et notamment du Puy de Dôme, berceau de ma lignée agnatique.

Archives Personnelles
N'ayant jamais passé de vacances en Auvergne, je n'ai pas vraiment de souvenirs associés aux montagnes du Massif Central.

J'ai juste une anecdote en tête concernant mes arrières-grands-parents paternels, Antoine BOGROS et Antoinette (dite Anne) MESTAS.

Ils se sont rencontrés au Mont-Dore où lui travaillait à la construction du chemin de fer, et elle dans l'hôtellerie.
Durant la première Guerre Mondiale, Antoine est sur le front de la Marne. Antoinette vit seule avec ses 5 enfants. Le dernier, Jean, né le 4 Novembre 1914. L'ainée, Anna, a seulement 8 ans.

Lors des hivers (particulièrement rugueux en 1916 et 1917), il n'était pas possible de sortir de la maison. Antoinette était donc contrainte de "chasser" depuis la fenêtre du 1er étage de la maison. Les conditions étaient précaires. Et cela se passait il y a tout juste un siècle.


mercredi 25 juin 2014


Pas facile cette lettre U. J'ai bien une Ursule et une Urbine dans mon arbre. Mais Ursule n'est qu'une témoin à un mariage. Et Urbine, Sosa 1303 de mes enfants, se trouve dans une branche encore trop peu analysée pour en faire un article.

Alors, après avoir écrit un petit mot sur mes gens de terre, je vais parler très rapidement de l'urbanisation vécue au 20ème siècle et de l'impact sur mes ancêtres.

Comme je l'ai écrit hier, mes ancêtres sont tous extrêmement sédentaires comme en atteste la carte des Sosas de mes garçons.

Répartition des Sosas de mon arbre sur la France - Cartographie Geneanet©

Quelques événements dispersés: un décès au Havre (un travailleur saisonnier), un décès pendant la 1ère GM, une naissance près d'Angers.
Deux énormes zones sur l'Auvergne (25%) et la Bretagne (75%) et quelques événements en Région Parisienne. Tous au 20ème siècle.

J'ai déjà eu l'occasion de relater la découverte de mon premier mariage hors Bretagne-Auvergne pour mes arrières grands-parents Jean-Marie LE BINIGUER et Marie Catherine THORAVAL dans l'article "Mais que sont ils donc partis faire à Paris ?"

Mais ce couple est rapidement retourné en Bretagne, ce mariage ayant été fait selon toute vraisemblance dans l'urgence de la naissance proche de leur premier enfant.

Il faudra attendre 1935 pour qu'un nouvel événement intervienne en région parisienne: le mariage des grands-parents paternels de mon épouse: Yves Marie ANDRE et Marie Julienne LE LAY.
D'abord ouvrier agricole, Yves Marie devra quitter la Bretagne pour l'Essonne. Tout comme Marie Julienne qu'il épousera à Vauhallan.
Yves Marie sera ensuite embauché à la SNCF et le couple s'implantera dans l'Ouest Parisien, même si mon beau-père naitra dans le lit de sa grand-mère en Bretagne un an après le mariage de ses parents.

Les 4 grands-parents de mes garçons se sont rencontrés en Ile de France (mes propres parents rejoignant la région parisienne pour le travail), tout comme mon épouse et moi-même. Ceci explique le petit foyer autour de Paris qui commence à pousser.

Qui pourra dire dans 4 ou 5 générations où se trouveront les nouveaux foyers d'événements ? Il y a de fortes chances qu'il faudra probablement élargir la carte au niveau européen et mondial.


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