samedi 5 juillet 2014

Les Services + d'Heredis



Le 3 Juillet dernier, BSD Concept lançait sa dernière évolution liée à Heredis : les Services +.

Et comme cela semble être devenu la règle chez l’éditeur, les fonctionnalités développées sont identiques sur les plateformes Mac comme Windows. 


Après avoir installé la dernière version du patch (14.2 pour Windows ou 3.3.0 pour Mac) et ouvert Heredis, l’évolution est visible avec l’apparition de deux nouveaux icônes dans la barre du même nom :


Barre des icônes - Heredis 2014


Celui de gauche permet de dérouler les fonctions liées à Heredis Online :
  • Gérer son compte sur Online 
  • Publier sur Online
  • Sauvegarder
  • Restaurer
Les deux premières fonctions étaient déjà présentes dans la précédente version. Attardons nous plutôt un instant sur les deux suivantes, que les anciens connaissaient déjà avec Planète Généalogie. Vous disposez d'un espace pour y stocker vos sauvegardes que vous pouvez décider de restaurer à tout moment.


Comme anciennement sur Heredis, cet espace est limité à 3 Go. Mais comme j’ai décidé de ne pas sauvegarder mes médias (que je sauvegarde par ailleurs sur 2 Cloud différents), autant dire que j’ai les moyens de mettre une centaine de sauvegardes de coté (avec une généalogie de 8 500 individus). Soit près de 2 ans de sauvegardes hebdomadaires.


Je passe rapidement sur ces « nouveautés » car avec l’avènement du Cloud,  ce type de fonction est un basique absolu et ne légitime pas, à mon sens, un abonnement payant, quand les leaders du marché du Cloud proposent des espaces gratuits bien plus vastes.

Mais BSD ne pouvait pas ne pas le proposer. Ils l’ont fait, tant mieux. On peut ainsi tout piloter depuis Heredis.


(Note: Lors d’une sauvegarde avec les médias, seuls les nouveaux sont synchronisés. La première sauvegarde peut donc être très longue suivant le nombre de médias dont vous disposez, mais les suivantes sont bien plus rapides)


Seconde fonction attendue par les utilisateurs : la protection par mot de passe


La gestion des contemporains a donné lieu de nombreux échanges (parfois vifs) sur les forums liés à Heredis. En effet, BSD propose de masquer toutes les informations des contemporains, à l’exception des noms et prénoms, en conformité avec les recommandations de la CNIL.

Ne souhaitant pas aborder ce sujet, je vais plutôt décrire mon utilisation de cette fonction.


J’ai deux généalogies en ligne. Il s’agit en fait du même fichier, mais auquel j’applique des règles différentes car j’en ai deux usages distincts. 
Pour cela, je m’appuie exclusivement sur la notion d’individus confidentiels, car je ne souhaite pas que les noms et prénoms des contemporains apparaissent en ligne. Un exemple tout bête pour l'illustrer. J’ai saisi dans Heredis tous les prénoms de mes deux garçons. Et je n’ai pas un patronyme extrêmement répandu en France. A mon sens, il est donc possible d’identifier de manière unique mes enfants avec le masquage au sens de la CNIL.



Retour donc sur la gestion des confidentiels :

Dans Heredis, je lance une recherche multicritère afin d’identifier tous les individus dont la naissance est supérieure au 01 Janvier 1914.


Recherche Multicritères - Heredis



Heredis me renvoie une liste d’individus répondant à ce critère, et je choisis alors de rendre la sélection confidentielle.

Il faudra juste prendre soin à rendre confidentiel tout nouvel individu né il y a moins de 100 ans (ou toute autre période que vous aurez choisi)

Sur ma généalogie publique,  je choisis donc les paramètres suivants :


Paramètre pour généalogie publique - Heredis




Et pour ma généalogie privée,


Paramètre pour généalogie privée - Heredis




J’obtiens ainsi en ligne deux généalogies. Une publique avec les individus nés après 1914 complètement masqués. Et une privée, où les contemporains sont uniquement accessibles aux possesseurs du mot de passe (et n'apparaissent pas dans le moteur de recherche).


(Note: Même si votre généalogie est privée (donc protégée par mot de passe), et que vous décidez de masquer les contemporains sur cette généalogie (en cochant la case idoine), les noms et prénoms de vos contemporains apparaitront dans le moteur de recherche interne d’Online (pas dans les autres moteurs, type Google ou Yahoo). Je vous conseille donc l'usage exclusif des individus confidentiels)
 

Passons à présent à LA grande nouveauté de ces Services + : Les indices Heredis.


Comme vous pouvez le voir sur ma première copie d’écran, il s’agit de l'icône de droite, celui qui comporte le petit numéro 5 à l’affichage. Ce chiffre indique qu’Heredis a détecté des nouveaux ancêtres pour 5 de mes sosas dans les généalogies en ligne sur Heredis Online.


Le fonctionnement en est très simple. Une fois votre fichier publié, Heredis va chercher si d’autres utilisateurs ont des ancêtres qui ne se trouvent pas dans votre arbre. Dès qu’un ancêtre est trouvé, il déclenche un indice. Cliquons sur cet icône pour voir ce qui m’est proposé :


Liste des Indices - Heredis




On peut voir qu’un utilisateur, dont le pseudo est Nomis, possède dans son arbre en ligne au moins un des parents de Jacques SCOLAN, qui n'est pas dans le mien.


Cliquons sur cet indice :


Indice Heredis


On peut y voir à droite que pour Jacques SCOLAN, ce cousin donne deux parents: Pierre et Marie MARTIN (avec leurs dates de naissance et décès). Jacques SCOLAN y possède également ses dates de naissance, de décès, ainsi que la date de mariage avec Jeanne HUON.


Un clic sur l’hyperlien (1) au niveau du nom de l’utilisateur (ici Nomis) permet d’atteindre son arbre en ligne au niveau de l’individu concerné.


Si cet indice ne m’intéresse pas, j’ai la possibilité d’indiquer à Heredis que je ne souhaite plus recevoir cette information pour cet utilisateur (2).


Il y a enfin une dernière possibilité qui apporte tout son sens avec l’intégration d’Online dans Heredis : l’import des individus (3).


Après avoir choisi cette dernière option, Heredis effectue plusieurs actions :


Import d'Indice Heredis


  • La création des deux parents pour Jacques SCOLAN avec tous les événements associés (Naissance, Mariage, Décès) dans mon fichier généalogique 

  • Ajout d’une note pour chaque individu importé indiquant l’origine de l’information : à savoir l’arbre en ligne de Nomis avec un hyperlien vers l’individu concerné

  • Envoi d’un email automatique à Nomis lui indiquant qu’un cousin potentiel (moi) a importé des données issues de son arbre.


Ce dernier point est pour ma part fondamental. La possibilité d’importer en automatique ne peut qu’être associée à l’envoi d'une alerte au généalogiste ayant « donné » l’information via son arbre.Il suffit de voir le nombre de généalogiste qui se plaignent de se faire "piller" leur arbre en ligne.


(Notes : La recherche d'Indice se bloque à 5 indices non lus. Le fait d'avoir ouvert un indice fera passer le compteur à 4. Heredis vous cherchera alors un nouvel indice.
La recherche d'Indice ne se fait que sur la lignée Sosa. Mais pas de frayeur. Il vous suffit de republier votre fichier en changeant votre Sosa)




Conclusion:
BSD a réalisé la promotion de ces Services + en parlant de révolution. A titre personnel, n'étant pas  pas fan de la communication à la "Apple", je vais préférer parler d'une évolution positive.


Je vais le dire franchement, j’ai eu quelques (gros) doutes au départ. J’ai eu l’occasion de l’écrire lors du dernier ChallengeAZ, il y a pour moi un gros manque sur Heredis Online : le volume des données.

Ce qui fait d’ailleurs la force de Geneanet en France. Et je craignais d’avoir peu de remontés d’indices alors que Geneanet m'en remonte une bonne fournée chaque semaine.

Autant dire que j’ai été très agréablement surpris, car de nombreuses remontés se sont profilés une petite heure après la publication de mon fichier. 

Et si les Services + trouvent un large public (y compris par l'import de gedcom dans la version démo d'Heredis), nul doute que la base en ligne va fortement grossir et dès lors offrir de nouveaux cousinages.

La question que se posera tout utilisateur est de savoir si  cela vaut la quarantaine d'euros annuelle ?
Comme le soulignait un généalogiste sur Twitter: la mise à jour d'Heredis + l'abonnement Geneanet + les services +, cela commence à faire beaucoup.
Malheureusement, il m'est impossible d'y répondre. Je ne me vois pas conseiller les Services + si après publication, l'utilisateur ne retrouve aucun indice. A contrario, il pourrait tomber sur de nombreuses informations non disponibles ailleurs.
Nous avons tous un niveau d'avancement  différent, des usages différents, un temps à consacrer différent et des capacités financières différentes.

Tout ce que je peux dire, c'est qu'à l'heure actuelle, je me donne encore quelques mois de réflexion. Mon abonnement privilège chez Geneanet ne s'achève qu'en Novembre et cet accès n'offre pas que les alertes par individu. Mais quand je vois que j'ai déjà du mal à regarder toutes les alertes par individu, je ne vais pas pouvoir traiter les alertes privilèges et les indices Heredis, faute de temps.
La facilité sera probablement de privilégier l'intégration au sein d'Heredis. A moins que les indices ne se tarissent d'ici là.

lundi 30 juin 2014

Z comme Zizanie




Dernière lettre de l’alphabet, dernier article pour ce #ChallengeAZ 2014.

La Zizanie - Uderzo et Goscinny - Dargaud@
Pour terminer cette aventure littéraire (enfin c’est un bien grand mot dans mon cas) et généalogique, je voulais aborder un point angoissant pour tout généalogiste : l’erreur dans son fichier.
La fameuse erreur qui met le bazar, la zone, la grouille, en un mot : la Zizanie.

Lorsque j’ai démarré ma généalogie, j’ai abondamment utilisé les bases en ligne et celles des cercles généalogiques pour mes départements de recherche. Sans aller immédiatement rechercher les actes en ligne (pour l’un des départements, je suis partiellement excusé, les actes n’étaient pas en ligne). Grossière erreur.

Ce qui devait arriver arriva. Lorsque je suis parti à la recherche des actes, je suis malheureusement tombé sur une homonymie. Une Magdelaine LE GALL avait pris la place d’une autre. Naissance à un an d'intervalle, dans la même commune. Chacune ayant un père portant le même prénom.
Et d’un coup d’un seul, les cinq générations situées au dessus de Magdelaine ont du être purement et simplement supprimé de ma généalogie !

Si je devais ne donner qu'un seul conseil au généalogiste qui débuterait ses recherches, c’est de vérifier les sources, toujours, d’où qu’elles viennent. 
Tant que l’on n’a pas l’acte sous les yeux, il faut considérer que l’information reste à vérifier.  

Je suis en train de reprendre mes sources "génériques" depuis le début de l'année. Et j'angoisse un peu de retomber sur une autre erreur du même type, qui me pousserait à devoir de nouveau couper une branche de mon arbre.


Avec cette lettre Z s’achève un mois d’articles autour d’une notre passion commune : la généalogie.

J’espère que vous aurez apprécié les quelques lignes que j’ai pu broder autour de l’alphabet durant ce mois de Juin. Et j’espère vous retrouver l’année prochaine. Le thème est trouvé, il me reste à savoir si j’aurais le matériel suffisant pour tenir un mois complet.

En attendant, je vous souhaite à tous d'excellentes vacances.
 

samedi 28 juin 2014

XY comme ADN


XY, un chromosome X qui a perdu sa patte et devient Y et qui fait que l'homme est l'homme et non une femme. 
Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans un long discours sexiste, ni sur une grande analyse scientifique, mais juste faire un retour sur ma vision de l'ADN rapportée à la généalogie. 
Structure of DNA by Zephyris - Share Alike

En tant que scientifique et cartésien , je n'ai aucun doute sur l'utilité que peut avoir une analyse chromosomique pour lancer des recherches plus lointaines sur nos origines. 

MAIS, j'ai un grand MAIS à émettre.  

Pas pour rappeler qu'il y a une réalité toute bête dans notre pays: il est illégal pour un particulier d'effectuer une recherche d'ADN. 

Pas pour rappeler non plus qu'il ne m'apparaît pas comme la meilleure des idées de fournir à une société privée américaine l'ensemble de mon patrimoine génétique. 
Il ne tardera peut-être pas tellement le temps où ces mêmes sociétés vendront à des compagnies d'assurance, les fichiers de ceux qui, chromosiquement parlant auront plus de chance de développer telle ou telle maladie. 

Mais je me pose la question de savoir ce que feront les généalogistes qui découvriront par ce biais là qu'ils ne sont pas issus de la branche qu'ils étudient ? 
N'y a-t-il pas un risque que quelques généalogistes découvrent par cette analyse que la branche paternelle dont ils croyaient descendre est tout simplement fausse parce que l'un des hommes de sa lignée agnatique n'est tout simplement pas le père de celui qui est reconnu comme son fils ?  

Si demain je découvrais que mon analyse ADN me renvoie du coté de la Pologne, de la Russie ou de l'autre côté de l'océan, quelle serait ma réaction ? 

A contrario, et quand je lis le retour de certains blogueurs, j'ai du mal à voir ce que cela va m'apporter. Je vais découvrir que j'ai un peu de sang venu de Grande-Bretagne et de là d'un peu plus haut chez les Vikings ? Je n'ai pas besoin de payer pour m'en douter au vu de mes origines. 

Dis autrement, la petite incertitude rapportée par nos recherches et pour lesquelles, il y a toujours le petite doute sur la réalité, et bien cette petite incertitude me rassure. 
Alors que la froide analyse ADN a tendance à m'inquiéter. 

Drôle de paradoxe que voila. Un scientifique inquiet d'une analyse technique mais rassuré par les registres.  


A moins que cela ne veuille tout simplement dire que je ne suis pas QU'UN scientifique, mais aussi un homme (pour faire la boucle avec le titre de cet article) avec ses incertitudes, ses doutes et qui finalement aime vivre avec.

vendredi 27 juin 2014

W comme Wallaby


Il y a une quinzaine de jours, à l'occasion de la lettre K, je vous parlais des kangourous qui peuplent la forêt domaniale de Rambouillet.

Si vous ne l'avez pas encore lu, cela se passe ici : K comme Kangourou.


Maintenant que le challenge AZ s'achève pour cette année 2013, je peux vous avouer une petite entourloupe de ma part.
Les kangourous de la forêt de Rambouillet ne sont pas des kangourous. Il s'agit en réalité de wallaby, appelé Wallaby de Bennet.

Wallaby de Bennett - Wikimedia Commons

Les Wallaby sont plus petits que des kangourous. En Australie, ils vivent dans la zone océanique, ce qui explique qu'ils arrivent à s'acclimater dans nos régions européennes.

J'espère que vous me pardonnerez ce petit tour de passe-passe qui m'aura permis de m'affranchir des lettres K et W.


Plus d'info sur le wallaby : Wallaby sur Wikipedia


jeudi 26 juin 2014

V comme Volcan


Avec un blog dont le titre comporte Arverne, il aurait été sacrilège de ne pas évoquer les volcans, qui façonnent le paysage de l'Auvergne, et notamment du Puy de Dôme, berceau de ma lignée agnatique.

Archives Personnelles
N'ayant jamais passé de vacances en Auvergne, je n'ai pas vraiment de souvenirs associés aux montagnes du Massif Central.

J'ai juste une anecdote en tête concernant mes arrières-grands-parents paternels, Antoine BOGROS et Antoinette (dite Anne) MESTAS.

Ils se sont rencontrés au Mont-Dore où lui travaillait à la construction du chemin de fer, et elle dans l'hôtellerie.
Durant la première Guerre Mondiale, Antoine est sur le front de la Marne. Antoinette vit seule avec ses 5 enfants. Le dernier, Jean, né le 4 Novembre 1914. L'ainée, Anna, a seulement 8 ans.

Lors des hivers (particulièrement rugueux en 1916 et 1917), il n'était pas possible de sortir de la maison. Antoinette était donc contrainte de "chasser" depuis la fenêtre du 1er étage de la maison. Les conditions étaient précaires. Et cela se passait il y a tout juste un siècle.