mardi 12 août 2014


Down the rabbit hole - John Tenniel - Wikipedia
J'ai du retard, tic-tac, j'ai du retard. Tel le Lapin Blanc d'Alice, je cours après le temps.


Nous sommes en Août et le second trimestre s'est achevé depuis un moment déjà (le ChallengeAZ et les congés d'été sont passés par là). Mieux vaut tard que jamais, voici donc mon point d'avancement sur mes objectifs de l'année 2014.

Si vous n'aviez pas suivi le bilan après le premier trimestre, n'hésitez pas à lire le billet dédié.

Progresser en paléographie


Je ne renie pas mes écrits du mois d'Avril où je sentais que les progrès en paléographie étaient bien là. Les actes BMS que je trouve me posent souvent plus de problème en matière de qualité d'image à traiter (zone plus ou moins sombre, contraste trop faible...) qu'en matière de transcription. 

Seul regret, je souhaitais avancer plus largement sur la transcription d'actes notariés durant mes congés, mais j'ai finalement préféré faire un "break" sur ce plan.

Quoi qu'il en soit, je ne peux que conseiller à tout généalogiste de suivre ce type de formation. Si vous n'avez pas la possibilité de suivre celle de Pierre-Valery ARCHASSAL, la plupart des AD et certains cercles généalogiques en dispensent durant l'année (mais pas forcément à des horaires adéquats pour ceux qui ont une activité salariée).

Donner du corps à ma généalogie


Comme expliqué en Avril, c'est le sujet qui a le moins avancé. Et cela n'a pas changé en Août. Je comptais sur les actes notariés pour progresser, mais comme je l'ai écrit plus haut, sans les transcriptions nécessaires, ce point a complétement stagné.

Poursuivre la pousse des rameaux


Je l'écrivais il y a quelques mois, l'abonnement à Geneanet Privilège, couplé au module de recherche d'Heredis 2014 donnait de bons résultats.
Depuis Mai, j'utilise également les indices Heredis avec le nouveau service lancé par BSD Concept en Juillet.
Et les résultats sont au rendez-vous. Plus d'une quarantaine de nouveaux Sosas sont venus garnir mon arbre grâce aux indices. Et j'ai encore une vingtaine d'indices en attente de vérification (soit entre 30 et 40 Sosas à venir).

Au passage, lors des tests des Services+, je m'étais dit que je n'utiliserais pas la fonction d'import, mais uniquement les indices. Au final, je suis revenu sur ce point. Je vérifie toujours l'arbre de mon "cousin" au préalable, mais si les informations me semblent pertinentes, j'utilise l'import pour gagner du temps de saisie.

Vider mes sources génériques


Toujours cette tâche, véritable épine dans mon arbre (Objectif 0 source générique).

Mais le sujet continue de progresser. Nouveau coup de booster au mois d'Août après le temps calme de Juillet. J'en suis à 75% à la mi-août. C'est toujours aussi rébarbatif, mais j'en vois la fin.

J'ai revu à la hausse mon objectif d'achèvement de cette tache. De fin Novembre, j'espère finir à la mi-Octobre.


Et vous, où en êtes vous de vos résolutions généalogiques ? 

vendredi 8 août 2014



Nous sommes le 8 Août, le ChallengeAZ 2014 s’est achevé depuis un bon mois, le temps est venu pour moi de faire un premier bilan, qui sera découpé en deux parties distinctes.

Balance à tabac - Jean Poussin - Wikipedia

samedi 5 juillet 2014



 
Le 3 Juillet dernier, BSD Concept lançait sa dernière évolution liée à Heredis : les Services +.

Et comme cela semble être devenu la règle chez l’éditeur, les fonctionnalités développées sont identiques sur les plateformes Mac comme Windows. 


Après avoir installé la dernière version du patch (14.2 pour Windows ou 3.3.0 pour Mac) et ouvert Heredis, l’évolution est visible avec l’apparition de deux nouveaux icônes dans la barre du même nom :



lundi 30 juin 2014




Dernière lettre de l’alphabet, dernier article pour ce ChallengeAZ 2014.

La Zizanie - Uderzo et Goscinny - Dargaud@
Pour terminer cette aventure littéraire (enfin c’est un bien grand mot dans mon cas) et généalogique, je voulais aborder un point angoissant pour tout généalogiste : l’erreur dans son fichier.

samedi 28 juin 2014


XY, un chromosome X qui a perdu sa patte et devient Y et qui fait que l'homme est l'homme et non une femme. 
Rassurez vous, je ne vais pas me lancer dans un long discours sexiste, ni sur une grande analyse scientifique, mais juste faire un retour sur ma vision de l'ADN rapportée à la généalogie. 
Structure of DNA by Zephyris - Share Alike

En tant que scientifique et cartésien , je n'ai aucun doute sur l'utilité que peut avoir une analyse chromosomique pour lancer des recherches plus lointaines sur nos origines. 

MAIS, j'ai un grand MAIS à émettre.  

Pas pour rappeler qu'il y a une réalité toute bête dans notre pays: il est illégal pour un particulier d'effectuer une recherche d'ADN. 

Pas pour rappeler non plus qu'il ne m'apparaît pas comme la meilleure des idées de fournir à une société privée américaine l'ensemble de mon patrimoine génétique. 
Il ne tardera peut-être pas tellement le temps où ces mêmes sociétés vendront à des compagnies d'assurance, les fichiers de ceux qui, chromosiquement parlant auront plus de chance de développer telle ou telle maladie. 

Mais je me pose la question de savoir ce que feront les généalogistes qui découvriront par ce biais là qu'ils ne sont pas issus de la branche qu'ils étudient ? 
N'y a-t-il pas un risque que quelques généalogistes découvrent par cette analyse que la branche paternelle dont ils croyaient descendre est tout simplement fausse parce que l'un des hommes de sa lignée agnatique n'est tout simplement pas le père de celui qui est reconnu comme son fils ?  

Si demain je découvrais que mon analyse ADN me renvoie du coté de la Pologne, de la Russie ou de l'autre côté de l'océan, quelle serait ma réaction ? 

A contrario, et quand je lis le retour de certains blogueurs, j'ai du mal à voir ce que cela va m'apporter. Je vais découvrir que j'ai un peu de sang venu de Grande-Bretagne et de là d'un peu plus haut chez les Vikings ? Je n'ai pas besoin de payer pour m'en douter au vu de mes origines. 

Dis autrement, la petite incertitude rapportée par nos recherches et pour lesquelles, il y a toujours le petite doute sur la réalité, et bien cette petite incertitude me rassure. 
Alors que la froide analyse ADN a tendance à m'inquiéter. 

Drôle de paradoxe que voila. Un scientifique inquiet d'une analyse technique mais rassuré par les registres.  


A moins que cela ne veuille tout simplement dire que je ne suis pas QU'UN scientifique, mais aussi un homme (pour faire la boucle avec le titre de cet article) avec ses incertitudes, ses doutes et qui finalement aime vivre avec.

vendredi 27 juin 2014


Il y a une quinzaine de jours, à l'occasion de la lettre K, je vous parlais des kangourous qui peuplent la forêt domaniale de Rambouillet.

Si vous ne l'avez pas encore lu, cela se passe ici : K comme Kangourou.


Maintenant que le challenge AZ s'achève pour cette année 2013, je peux vous avouer une petite entourloupe de ma part.
Les kangourous de la forêt de Rambouillet ne sont pas des kangourous. Il s'agit en réalité de wallaby, appelé Wallaby de Bennet.

Wallaby de Bennett - Wikimedia Commons

Les Wallaby sont plus petits que des kangourous. En Australie, ils vivent dans la zone océanique, ce qui explique qu'ils arrivent à s'acclimater dans nos régions européennes.

J'espère que vous me pardonnerez ce petit tour de passe-passe qui m'aura permis de m'affranchir des lettres K et W.


Plus d'info sur le wallaby : Wallaby sur Wikipedia


jeudi 26 juin 2014


Avec un blog dont le titre comporte Arverne, il aurait été sacrilège de ne pas évoquer les volcans, qui façonnent le paysage de l'Auvergne, et notamment du Puy de Dôme, berceau de ma lignée agnatique.

Archives Personnelles
N'ayant jamais passé de vacances en Auvergne, je n'ai pas vraiment de souvenirs associés aux montagnes du Massif Central.

J'ai juste une anecdote en tête concernant mes arrières-grands-parents paternels, Antoine BOGROS et Antoinette (dite Anne) MESTAS.

Ils se sont rencontrés au Mont-Dore où lui travaillait à la construction du chemin de fer, et elle dans l'hôtellerie.
Durant la première Guerre Mondiale, Antoine est sur le front de la Marne. Antoinette vit seule avec ses 5 enfants. Le dernier, Jean, né le 4 Novembre 1914. L'ainée, Anna, a seulement 8 ans.

Lors des hivers (particulièrement rugueux en 1916 et 1917), il n'était pas possible de sortir de la maison. Antoinette était donc contrainte de "chasser" depuis la fenêtre du 1er étage de la maison. Les conditions étaient précaires. Et cela se passait il y a tout juste un siècle.


mercredi 25 juin 2014


Pas facile cette lettre U. J'ai bien une Ursule et une Urbine dans mon arbre. Mais Ursule n'est qu'une témoin à un mariage. Et Urbine, Sosa 1303 de mes enfants, se trouve dans une branche encore trop peu analysée pour en faire un article.

Alors, après avoir écrit un petit mot sur mes gens de terre, je vais parler très rapidement de l'urbanisation vécue au 20ème siècle et de l'impact sur mes ancêtres.

Comme je l'ai écrit hier, mes ancêtres sont tous extrêmement sédentaires comme en atteste la carte des Sosas de mes garçons.

Répartition des Sosas de mon arbre sur la France - Cartographie Geneanet©

Quelques événements dispersés: un décès au Havre (un travailleur saisonnier), un décès pendant la 1ère GM, une naissance près d'Angers.
Deux énormes zones sur l'Auvergne (25%) et la Bretagne (75%) et quelques événements en Région Parisienne. Tous au 20ème siècle.

J'ai déjà eu l'occasion de relater la découverte de mon premier mariage hors Bretagne-Auvergne pour mes arrières grands-parents Jean-Marie LE BINIGUER et Marie Catherine THORAVAL dans l'article "Mais que sont ils donc partis faire à Paris ?"

Mais ce couple est rapidement retourné en Bretagne, ce mariage ayant été fait selon toute vraisemblance dans l'urgence de la naissance proche de leur premier enfant.

Il faudra attendre 1935 pour qu'un nouvel événement intervienne en région parisienne: le mariage des grands-parents paternels de mon épouse: Yves Marie ANDRE et Marie Julienne LE LAY.
D'abord ouvrier agricole, Yves Marie devra quitter la Bretagne pour l'Essonne. Tout comme Marie Julienne qu'il épousera à Vauhallan.
Yves Marie sera ensuite embauché à la SNCF et le couple s'implantera dans l'Ouest Parisien, même si mon beau-père naitra dans le lit de sa grand-mère en Bretagne un an après le mariage de ses parents.

Les 4 grands-parents de mes garçons se sont rencontrés en Ile de France (mes propres parents rejoignant la région parisienne pour le travail), tout comme mon épouse et moi-même. Ceci explique le petit foyer autour de Paris qui commence à pousser.

Qui pourra dire dans 4 ou 5 générations où se trouveront les nouveaux foyers d'événements ? Il y a de fortes chances qu'il faudra probablement élargir la carte au niveau européen et mondial.


mardi 24 juin 2014


Un point m'a toujours étonné, au moins dans les premiers mois de recherches généalogiques, c'est que parmi tous mes bretons, je n'ai pas trouvé de marins.

Pourtant, la plupart de mes ancêtres, et ceux de mon épouse, en Bretagne, résidaient à moins de 50 km des côtes bretonnes. Pas un seul Sosa parti en mer vers de lointaines contrées, ou ayant embrassé la vie de pécheur. Des terriens, des terriens, toujours des terriens.

Il suffit que je jette un œil au dictionnaire des professions d'Heredis pour m'apercevoir que les professions les plus utilisées sont les suivantes:

Laboureur, Agriculteur, Cultivateur, Journalier

Et vous imaginez bien que parmi mes ancêtres auvergnats, le constat est sensiblement le même. Les alliances entre époux étant plus généralement le fruit de recherches d'accroissement des terres, plutôt que celui d'un amour passionné entre les futurs mariés.

Pour compléter mes recherches et m'ouvrir de nouvelles pistes, j'ai décidé d'acheter l'un des derniers ouvrages de Marie-Odile MERGNAC, nommé tout simplement "Ancêtres Paysans" aux éditions Archives & Culture.

J'avais eu le plaisir de suivre l'une de ses interventions lors des Généalogiques 2013 sur le thème du Cadastre.

Il vous suffit de taper son nom dans votre butineur Internet préféré, et vous verrez immédiatement une myriade d'ouvrage concernant notre passion apparaitre.


J'espère y trouver quelques pistes de recherche intéressantes sur des source que l'on n'a pas forcément l'habitude de creuser.

Si l'un de vous l'a déjà acheté, vous pourrez peut-être nous faire un petit retour rapide en commentaires.


lundi 23 juin 2014


Lors des Généalogiques 2013, j'ai eu le plaisir de suivre une intervention de Sylvie LABANSAT sur le thème : "Ecrire l'histoire de vie".
Au cours de cette présentation, Sylvie expliquait à quel point la mémoire humaine était extraordinaire avec sa capacité à ressortir le moindre souvenir des dizaines d'années après l'événement.
Souvenir dont il fallait aussi absolument se méfier, car la mémoire humaine est aussi fortement sélective, en choisissant de retenir telle ou telle information, voire d'en modifier le contenu.

Je souhaite ici vous parler d'un couple de Sosa de ma généalogie, Maurice LE BIVIC et Jeanne GRIMAULT, qui se sont unis à Pont-Melvez en 1734.
Source très intéressante concernant ce couple, une dispense de consanguinité au quart degré datée de la même année. Je vous en livre ci-dessous la transcription:

"L'an 1734, le 23ème jour de juillet par devans nous Yves LE BEAUDOUR (?), docteur en théologie et officier de Treguier, commissaire apostolique, se sont présentés Maurice LE BIVIC et Janne GRIMAULT, porteur d'une bulle de dispense d'empéchement de mariage au quart degré de consanguinité vis à vis accordé par notre saint père le Pape Clément Douze expédié ... majeure de ... aux Ides du mois de Juin dernier l'an quatriéme du pontificat de notre Saint Père, par laquelle bulle sa Sainteté nous donne commission d'informer de la dispense d'empéchement ... contenu en la supplique et si par l'information déposé se trouve....

En l'endrois se sont volontairement présenté Jacques ALLAIN, agé de quarante six ans et Guillaume GUEGAN, agé de vingt et un ans, marchands ménagers demeurant séparément (?) en la paroisse de Pont Melvez témoins jurés par ? la main levée de dire vérité déposent unanimement François LE BIVIC et Janne GRIMAULT  et estre certains ? sous parenté du quart degré de consanguinité vis à vis parestre le dis Maurice LE BIVIC, fils de Mathieu et d'Anne THOS, Mathieu fils de Jacques LE BIVIC et de Marie LE MAGOAROU, Marie fille de Mathieu LE MAGOAROU et de Magedelenne LE DEMOR, Mathieu, fils de Jacques LE MAGOAROU
et la dite Janne GRIMAULT, par estre fille de René Jan GRIMAULT et d'Anne LE HENAFF, René Jan fils de Jacques GRIMAULT et de Marie GUEGAN, Marie, fille d'Yves GUEGAN et de Janne LE MAGOAROU, Janne fille de Jacques LE MAGOAROU qui soeur estois de Mathieu et qu'ils affirment véritable et ons signé
"

Document très intéressant pour le généalogiste puisque sur un même document, nous y trouvons 4 générations d'individus.
On découvre ainsi la relation entre Mathieu (père de Maurice, l'époux) et Magedelenne LE DEMOR qui est donc sa grand-mère maternelle. Notez bien ce point qui va nous intéresser plus tard.

Mathieu (ou Mathias) LE BIVIC est né le 20 Octobre 1680, toujours à Pont-Melvez, du couple Jacques LE BIVIC et Marie LE MAGOAROU.

Naissance Mathias LE BIVIC - AD22 - 1E dépôt 161

Sur un prisage daté de 1663, on trouve la descendance de Pierre LE BIVIC, notamment avec sa seconde épouse, Magdeleine LE DEMOR, et d'où son fils Jacques.

Magdeleine LE DEMOR décède à Pont-Melvez en 1671. Y est témoin son fils Jacques.

Si vous me suivez bien, cette Magdeleine LE DEMOR est donc la mère du père de Mathias/Mathieu: en résumé sa grand-mère paternelle.

Je me retrouve alors avec deux Magdelaine LE DEMOR, qui serait à la fois la grand-mère maternelle et paternelle du même Mathias.

Trois options s'offrent à nous:
- Une homonymie
- Un implexe
- Une troisième possibilité

Évacuons tout de suite la première option. Je dispose du gedcom de la commune de Pont-Melvez, le patronyme LE DEMOR (LE DEMOUR) n'y est cité qu'une fois pour Magdeleine. Les bases des cercles généalogiques locaux n'apportent aucune autre information sur Pont-Melvez et les communes limitrophes. La chance de tomber sur deux Magdeleine LE DEMOR, à la même période, mariées à deux hommes dont les enfants se marieront semble très faible.

Un implexe ? Cela voudrait dire que Magdeleine aurait épousé successivement Pierre LE BEVIC et Mathieu LE MAGOAROU. Je n'ai trouvé nulle trace du mariage entre Magdeleine et Mathieu LE MAGOAROU. La seule information de cette union est donnée par la dispense.

Nous reste donc la troisième option: l'erreur humaine qui va faire écho à mon introduction.

La dispense date de 1734.
Magdeleine LE DEMOR est décédée 63 ans avant en 1671.
Mathias LE BIVIC est décédé lui en 1726, 8 ans avant l'union de son fils.

Maurice n'a donc pu faire appel qu'à sa mémoire et celle de ses témoins. Preuve bien faible et qui ne semble pas résister au croisement d'autre source. Magdeleine LE DEMOR est bien son arrière grand-mère, mais pas par la branche qu'il aura décrite.

Je tiens à grandement remercier Loic CHERMAT (je l'ai déjà fait sur d'autres billets) qui a soulevé ce lièvre sur une liste Yahoo. Car, comme d'autres généalogistes partageant ce couple, j'avais repris in extenso cette ascendance.

Une preuve est nouvelle fois donnée qu'il faut toujours (si l'on en a la possibilité) croiser ses sources car la mémoire des hommes est malheureusement trompeuse.



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